A ma Table de travail, 3
31 01 2009 | Publié dans Ecritures, Ma table de travail | 2 Commentaires

Selon un autre point de vue ce désordre du texte peut être lu comme une transgression ; tant de mélanges, d’incises, de digressions, qui malmènent le lecteur et l’emmène ici, puis tout de suite là. A lui de rester à tel endroit pour un moment, d’imaginer les possibles, avant de suivre le mouvement. Ce que je voulais au départ était bien de décrire le plus brutalement possible ce lieu, sans guidage, sans repère, comme houleuse serait la photo que j’aurais prise, mais voulant à la faire lire cette sensation.
J’ai aussi écrit une version, très différente, qui n’a plus rien à voir et qui va vers la fiction, tiroir sans fond. Je mets en scène un narrateur qui présente un personnage d’écrivain, qui est ensuite deux, puis trois ; mais ce côté étrange est, à relire, peu soutenu par le reste. Les motivations des personnages dans telle ou telle action (je ne rentre pas dans le détail) sont faibles : autrement dit je perds la transgression, c’est une fiction pépère et le décollage ne prend pas. Le rapport que je voulais se faire tisser entre la fiction et la table de travail est déséquilibré, voire effacé. Mais, vrai, je n’avais pas laissé cette version reposer suffisamment. Pas assez lu entre temps. Voulu aller trop vite.
La lenteur a ses bienfaits.







2 commentaires ↓
[...] The week’s selection : Joachim Séné, “journal écrit”, with a serie about his writing desk. [...]
[...] Sur ma table de travail, je retrouve parfois des objets, des feuilles, un livre, un ticket de cinéma, de théâtre. [...]
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