A ma Table de travail, 4
15 02 2009 | Publié dans Ecritures

Parmi le dĂ©sordre, le confus, il y a les livres de « la petite bibliothèque » (un meuble Ă deux Ă©tagères posĂ© sur mon bureau). Pas de classement, il y a des essais, des romans, des poĂ©sies, des dictionnaires, des policiers, des nouveau-romans, des classiques, des contemporains, des contes… Cela me rappelle qu’il faudrait que je fasse quelque chose (termine) deux contes Ă©crits il y a quelques annĂ©es. Un troisième pourrait les accompagner dans les questions que je m’y posais sur l’écriture, la narration. Pourquoi pas une version de cette table de travail sous la forme d’un conte ? Je pense qu’il me faudra Ă©puiser « la table de travail », sous toutes les formes possibles. Descriptif et biographique, descriptif puis fictif, conte, poĂ©sie, policier…
Sur ma table de travail, il n’y a pas de grande surface blanche contreplaquée. Désert posé sur tréteaux déserté des objets, où chaque matin dès six heures je pose un cahier où, dans ce calme paysage, je me laisse doucement emporter par des mots qui ne craignent pas le vide.
Il n’y a pas les 611 feuillets crayonnés de l’ultime version du roman du siècle à venir qu’il me suffit de taper dans Word avant d’envoyer chez Actes Sud.
Il n’y a pas, devant ma table de travail, une fenêtre qui donne sur la Seine, la Conciergerie, Orsay.
Il n’y a même pas un galet gris de la forme d’un vieux savon usé, offert par un vieil écrivain à qui j’allais rendre visite et que, en étant désormais dépositaire, je m’efforce d’user encore.
Il n’y a pas, devant ma table de travail, une porte-fenêtre ouverte qui donne sur la vaste pelouse qui mène au petit bois où les oiseaux s’éveillent.
Il n’y a pas, sur ma table de travail…, etc.







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