Spectateur, 1
08 07 2009 | Publié dans Ma table de travail, Tickets | 1 Commentaire

Sur ma table de travail, je retrouve parfois des objets, des feuilles, un livre, un ticket de cinéma, de théâtre.
Medea de Pascal Dusapin, vu au théâtre de Gennevilliers dans des conditions dont je me souviens très bien.
Après un jour de travail. Dans une semaine de travail. Dans un mois dans tout ce quotidien et c’était peut-être ce jour l’hiver, cœur blanc de la saison, peut-être le jour plus hivernal de l’année.
La salle était chauffée, bien chauffée. Des sièges comme au cinéma. La lumière s’est atténuée, la salle dans le sombre et la scène aux sujets sombres, à la musique terrifiante, l’angoisse aurait pu me toucher mais j’étais fatigué.
C’est un opéra prenant avec une musique surprenante et une mise en scène réduite, un seul décor, et surréaliste. Derrière un voile on voit l’orchestre. Les ombres agrandies des solistes. Des lignes de graviers quadrillent le sol. Medea se traîne par terre comme une chienne et derrière elle des traînées de graviers crissent dans le silence de l’orchestre, le quadrillage est déformé plus rien n’a d’ordre ni raison. L’ombre de la statue du chien est parfois démesurée.
J’étais à la fois captivé par la pièce et épuisé, reposé, bien, piquant du nez et me relevant pour suivre, mal.







1 commentaire ↓
[...] Musical » vu à Londres dans les mêmes conditions de fatigue et de confort que Medea mais avec une pièce beaucoup moins passionnante, très [...]
Laissez un commentaire