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Spectateur, 4

16 09 2009 |  Publié dans Ma table de travail, Tickets  |  1 Commentaire

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Red beard red beard au Théâtre de Gennevilliers, de John Malpede et du L.A.P.D (Los Angeles Poverty Department). Vu un dimanche après-midi heure de sieste mais non je voulais voir cette pièce où, devant une télé qui passe Barberousse de Kurosawa, des acteurs jouent, disent en français ou anglais les dialogues que la télé dit en japonais. Pas une scène classique avec public devant mais une grande salle carrée divisée en quatre angles : un public par coin qui regarde, vers le centre, chacun sa scène, qui fait dos aux trois autres, quatre groupes d’acteurs jouent simultanément le même texte (trois anglais un français) dans chaque angle. Imaginer vu de dessus : salle carrée avec de-dans un carré plus petit pivoté de 45 degrés (losange) dont chaque pointe touche le milieu des côtés du carré. Ce losange délimite par ses côtés les quatre scènes et le vide créé au milieu du grand carré sera flashback, partagé par les quatre publics. Le public est assis dans chacun des quatre coins, regardant la scène face à lui avec la télé. Quand les acteurs passent d’une scène à l’autre (d’un coin à l’autre), c’est que le film a changé de décor : du jardin à l’hôpital, d’une chambre au couloir. Et devant nous les ac-teurs disparaissent vers la scène de gauche au moment où surgissent les acteurs de la scène de droite. Nous avons quatre docteurs Barberousse, quatre nouveaux docteurs, quatre exemplaires de malades et ainsi de suite. Ingénieux, efficace, surprenant, inexplicable.

1 commentaire ↓

#1 FrĂ©dĂ©rique M le 09.17.09 à 9:24

Il suffit d’avoir de l’audace et du talent pour enlever une pièce.

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