Vendredi 6 novembre 2009, par Pierre Ménard
06 11 2009 | Publié dans Ecritures, Lectures | 1 Commentaire

7h45 : Assis contresens dans TGV gare Montparnasse, départ imminent pour Poitiers. Marie B Bloom : vous aimez Poitiers, donc. Pierre Ménard : J’y anime des ateliers d’écriture à l’invitation de la fac de lettres et de SciencesPo. Marie B Bloom oui comme la semaine dernière je crois vous écriviez c’était très agréable ce travail.
Dans le train, je lis « L’arbre de Combier » de Fatima Mana, autour de moi ça dort, ou joue ou travaille sur écran, ou écrit ou lit le journal. MadMan Claro : C’est beau comme du Bon.
8h30 : Je me souviens qu’enfant j’habitais près de la rue des andains. Andains : rejets de foin formés par les faucheurs. Albin Bis : se souvient avoir fait des andains. Daniele Momont : Trouble dans les andains. Albin Bis : de vrais andains avec du vrai foin, tout un art, l’étaler au moindre soleil pour qu’il sèche, reformer les andains dès que le ciel se couvre et garder le foin de la pluie, qu’au bot du compte il ait cette belle couleur vert bleuté signe d’un taf bien mené et des vitamines plein la botte. Daniele Momont : Tudieu Albin, on en mangerait !
En descendant du train à Poitiers, je vois un homme, la tête littéralement enrobée dans une couverture qui dort à poings fermés @liminaire : j’espère pour toi que tu n’es pas sur la paille aujourd’hui :) @sammyfisherjr : Sur la paille, non mais sur la faille sans doute. Brigitte Celerier : spectacle assez banal malheureusement non ? Pierre Ménard : Oui mais il était à l’intérieur du train et donnait l’impression d’être « à la rue ». Marc Molk : Il a pris le mauvais train de vie, je ne vois que ça. Michel LeGuilly : encore un « koulak » ( signification de » poings fermés »)…
10h : Prends un café place Charles de Gaulle, mais ne sais pas si c’est très raisonnable, dans le train, en me levant, failli me trouver mal. @liminaire : Quel rapport avec le café ? #setrouvermal @gilda_f : la tension en fait, on se lève trop vite et la tête tourne, on sent ses jambes cotonneuses ne plus nous soutenir Et le café, ça ne fait pas du bien, contre ça justement ? #décidémentjesuisduredelacomprennette @gilda_f : Non le café = excitant, donc pas bon pour la tension, la faisant monter et battre le cÅ“ur plus vite et tourner la tête :-)
Une étudiante à SciencesPo entre à la bibliothèque de l’école. Je l’entends dire d’un air dégagé : « Je suis en pleine procrastination ! » Louise Desrenards : c’est la grande mode (de dire cela quand on est en retard;-) Pierre Ménard : Là je crois plutôt qu’elle voulait dire je suis en mode pause en vacances je fais rien en ce moment… Etienne Choubard : C’est même mon concept artistique ;) http://www.bobig.fr Franck Garot : présente-la à Joachim : http://les807.blogspot.com/2009/10/660-seiscientos-sesenta.html
10h30 : Atelier d’écriture avec les élèves de SciencesPo : d’après « Basse continue » de Jean-Christophe Bailly. Cet empilement qu’on opère…
Atelier : phrases extraites du journal, fragments de notre quotidien, dans l’empillement qu’on opère, non un chant mais une basse continue.

11h15 : Lectures des textes de l’atelier avec les élèves de SciencesPo. À force on entend presque le bruit de la machine des dépêches… @liminaire : vous travaillez sur Mac ? @entreeouest : là maintenant directement sur mon iPhone. Le reste du temps sur Mac, oui. Pourquoi ?
11h45 : 2ème atelier à SciencesPo : d’après Hubert Lucot et ses « slogans hyperlibéralistes ». Entre slogan politique et Maxime poétique. @liminaire : tu es parti des mots d’ordre de Lucot ? hâte de lire et entendre en ligne, on t’arrête plus… @fbon : Oui et comme tu dis une proposition d’atelier ça se rôde, même sentiment. De l’intérêt de ces ateliers matin et après-midi renouvelés.
Les élèves de SciencesPo à Poitiers travaillent sur les « slogans hyperlibéralistes » d’Hubert Lucot. Ecorce Sebastien : Je croyais que tu agissais au sein de S.PO Paris…. Pierre Ménard : Non il s’agit de l’antenne ibérique de SciencePo à Poitiers. Philippe Boisnard : très bien cela. Catherine Loth : Excellente idée!
12h15 : Enregistrement sonore des slogans hyperlibéralistes de l’atelier d’écriture SciencesPo. Un grand moment polyphonique !
12h45 : Je m’achète un sandwich, file dans le bus 1 direction Cité U pour enchaîner avec mon 2ème atelier à la Faculté de Lettres à Poitiers.
13h00 : La salle est déjà utlisée par un autre cours. Secrétariat, recherche d’une autre salle, discussions avec premiers élèves. Salle B116.
13h40 : Atelier d’écriture sur Basse continue de Jean-Christophe Bailly avec les élèves de la fac de Lettres à Poitiers. Extrait quotidien. Déborah Heissler : studieux dans vos ateliers… wouah ! Pierre Ménard : En même temps ce qui y est écrit est assez fort, regard acéré sur notre société, le monde qui nous entoure.
Atelier slogan Lucot : Sous les sabots la phrase ! Prendre ses bénéfices pour des réalités ! On met sa main devant sa bouche quand on vote !
« Tous en ligne sur le web, nous pissons à la raie des profanes, » Hubert Lucot, « Pour plus de liberté encore : Slogans hyperlibéralistes. » Benjamin Ait-Ali : La 1ère phrase est tout à fait en adèquation avec mon inconscient ! :p Nicolas Tardy : Toujours le sens de la formule ce cher Hubert.
17h : Fin de l’atelier d’écriture un peu plus tôt que prévu, je file voir la Tour de Babel, Maison de l’architecture, rue de la Tranchée. @liminaire : elle doit être assez déserte à cette heure @marluras : En effet déserte à cette heure soleil rasant à l’horizon rendant par endroit la marche difficile à l’aveugle, soleil dans les yeux.
Buffet de la gare à Poitiers, entre chien et loup, je bois un café, avant d’aller prendre mon train de 18h21, voie 4, et rentrer à Paris. il faut profiter du chien et loup. A Paris, loup a déjà gagné. @liminaire : il faut profiter du chien et loup. A Paris, loup a déjà gagné. @liberlibri : Mince ici aussi ça y est le loup a gagné. Gare où ? Gare au Garou. Gare au loup. Y es-tu ? François Morey : Encore un café ! C’est le combien ième de la journée ? Pierre Ménard : C’est aussi ce que va me demander ma femme ce soir : le troisième seulement ! Caroline Diaz : tu en es bien sur ?

Arrêt du train à Vendome, je viens d’être flashé par le contrôleur (c’est pas pour excès de vitesse c’est pour mon e-billet), j’écoute Satie. Viviane Zenner : vie de chat’eau, monseigneur.
20h45 : Retour à la maison, un peu fatigué par cette journée d’ateliers à Poitiers. Les filles se couchent, je mange et retour au travail…
Vases communiquants
Texte écrit par Pierre Ménard, qui invite chez lui un de mes textes : le premier vendredi du mois, ça vase-communique, chacun écrit sur le blog d’un autre, écritures croisées, regards échangés, partages et découvertes, un groupe facebook centralise les autres chemins, ceux du jour sont aussi listés par Brigitte Celerier.







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