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	<title>Journal Écrit &#187; écriture</title>
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		<title>2010</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 22:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous souhaite. Je vous souhaite, vous. De meilleurs. Une joyeuse. Bonne, heureuse. Euphorique. Meilleurs. Bons. A vous. Pleins de. Que cette année vous. Qu’enfin. Que pour l’an. Au moins et au-delà. * Je convoite une altruiste et comblée pige, à vous mes complices, mes fréquentations, cinquième de lustre indulgent garni de tempérament. * Cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2010/01/Escalier_echelles_neon_Photo0172.jpg"><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2010/01/Escalier_echelles_neon_Photo0172.jpg" alt="" title="Escalier_echelles_neon_Photo0172" width="430" height="323" class="alignnone size-full wp-image-866" /></a></p>
<p>Je vous souhaite.<br />
Je vous souhaite, vous.<br />
De meilleurs.<br />
Une joyeuse.<br />
Bonne, heureuse.<br />
Euphorique.<br />
Meilleurs.<br />
Bons.<br />
A vous.<br />
Pleins de.<br />
Que cette année vous.<br />
Qu’enfin.<br />
Que pour l’an.<br />
Au moins et au-delà.<br />
*<br />
Je convoite une altruiste et comblée pige, à vous mes complices, mes fréquentations, cinquième de lustre indulgent garni de tempérament.<br />
*<br />
Cette année je résous, je calcule sans anticipe, participe sans passé et vois loin.<br />
*<br />
J’entérine toute l’année, dès maintenant, entière je la ratifie : qu’elle soit (et à la fin de l’année tous confirmerons, après moi : &laquo;&nbsp;elle fut !&nbsp;&raquo;)<br />
*<br />
Ce caractère irréparable – à quelques corrections près, à quelque refonte complète près, et bien que considérant aussi à la possibilité de tout effacer à tout moment, sauvegardes comprises – de la publication blog, une fois le bouton &laquo;&nbsp;publier&nbsp;&raquo; enclenché : car les flux sont diffusés, la publication est signalée partout (à qui suit, en tous cas : au moins les robots).<br />
Le risque.<br />
La fréquence de publication.<br />
Ce risque pris et l’expérience faite, et le langage approché.<br />
Ce geste, cette tentative.<br />
Au départ pour moi bloguer était un travail réfléchi, l’aboutissement d’un texte, c’était ce que je voulais, d’où ce titre étrange &laquo;&nbsp;journal écrit&nbsp;&raquo;, qu’il serait peut-être temps de changer. Et dès <a href="http://www.joachimsene.fr/d/blog-JournalEcrit-20040929-20090215.prs.doc.pdf">le départ</a>, pourtant, s’est écrit le cheminement de travaux qui ne se terminaient jamais. Aujourd’hui, je me doute bien qu’il n’y a pas d’aboutissement, pas de bout, rien que le cheminement, et cela me rassure quant à mon travail, quant à mon pourquoi. Je souffle de me voir autoritaire au passé, de voir que j’ai lâché la bride, que la liberté, tant que possible, je l’aide, un peu. Récemment, passant devant un panneau routier de ville indiquant « Médiathèque Alexandre Jardin », je me suis souvenu que j’avais aimé, à l’époque où je lisais en tout et pour tout cinq ou six auteurs, L’île des gauchers. Je commençais alors à m’ouvrir au monde, et puis les lectures se sont multipliées, et vérifiant ce goût je constate aujourd’hui qu’il est bien révolu, et comprends pourquoi ; expliquerai-je <a href="http://www.eric-chevillard.net/t_letombeaudalexandrejardin.php">pourquoi</a> ? Mais reste le panonceau, et l’inamovible médiathèque. En urbanisme on dit, pour le panonceau : « mobilier urbain ».<br />
*<br />
Que l’année déplace.<br />
*<br />
Je reviens sur ce chemin, tracé derrière soi, que je ne vois pas : j’avance dans une grande plaine d’herbes hautes, terre inconnue, et je vais et c’est seulement en me retournant que je vois la trace laissée (est-ce que je crois vraiment que je peux voir les herbes rabattues par mon passage ou alors ont-elles déjà repoussé ? sont-elles devenues galets à choisir, grains de sable à trier, tessons sur lesquels soudain je marche, je crois marcher, je) et en me retournant à nouveau : ce chemin : tout a changé et je ne reconnais plus rien de l’endroit où je m’étais préparé à poser le pied – s’il y a encore un endroit.<br />
*<br />
Que l’année renverse ?<br />
<br/><br />
<a href="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2010/01/et_de_l_autre_cote_la_police_Photo0202.jpg"><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2010/01/et_de_l_autre_cote_la_police_Photo0202.jpg" alt="" title="et_de_l_autre_cote_la_police_Photo0202" width="430" height="323" class="alignnone size-full wp-image-870" /></a><br />
<br/></p>
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		<title>Visage écrit, par Arnaud Maïsetti</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/visage-ecrit-par-arnaud-maisetti/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 20:48:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecritures]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[échange]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[vases communicants]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour sur l’autre écrit efface chaque jour l’effort qu’on fait pour tendre vers lui ; et quand on le recommence, c’est à plier contre lui qu’on s’acharne pour le faire tomber : et c’est nous qui tombons ; on tombe jusqu’au soir où on l’écrit, penché sur notre corps pour recueillir l’effacement qu’on fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/12/am041209_.jpg" alt="am041209_" title="am041209_" width="435" height="325" class="alignnone size-full wp-image-736" /></p>
<p>Un jour sur l’autre écrit efface chaque jour l’effort qu’on fait pour tendre vers lui ; et quand on le recommence, c’est à plier contre lui qu’on s’acharne pour le faire tomber : et c’est nous qui tombons ; on tombe jusqu’au soir où on l’écrit, penché sur notre corps pour recueillir l’effacement qu’on fait durer, jusqu’au dernier mot qui commence le jour suivant. Soleils tombés l’un après l’autre et dont l’ombre portée dessine sur la page chaque lettre éclairée ; lettre qui apparaît le mieux quand elle est sur le point d’être rejetée dans l’ombre pour toujours.</p>
<p>Dans les grands bâtiments de verre, les lumières allument à chaque position du ciel une certitude d’arracher à la nuit une heure, deux peut-être. Quand je passe devant, que je lève les yeux, je compte les fenêtres et les confonds avec les étoiles. Me faudra-t-il les écrire, elles aussi, toutes, jusqu’à la dernière, pour épuiser le jour et m’en délivrer ?</p>
<p>Pour tendre vers lui, tout le corps arraché à la fatigue, et pourtant : le jour à l’écrire s’efface toujours plus sous le jour. Un regard croisé tout à l’heure me l’a dit : sur les lignes qu’on creuse chaque soir dans nos solitudes, il y a toujours une autre qui s’inscrit, en creux, sur le front. Du journal écrit du temps, il me reste moins que ces lignes, je le sais &#8211; oui, je sais qu’il ne s’agit pas du journal du temps écrit, seulement, pour en recenser les heures, organiser le dépôt : au contraire. Mais dans l’espace qui sépare chacune des lignes, chercher la vie qu’il me faudra pour en dessiner le visage entier.</p>
<p><center>*</center></p>
<div style="margin:2.5em">
<em>Vases Communicants</em><br />
Pour les Vases communicants #6, Arnaud Maïsetti écrit en ce lieu, et j&#8217;ai trouvé lieu <a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article147">là</a>, juste à temps pour une sorte de &laquo;&nbsp;réouverture&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>Sous l’incitation de Jérôme Denis (de <a href="http://www.scriptopolis.fr/">Scriptopolis</a>) et François Bon (de <a href="http://www.tierslivre.net/">Tiers livre</a>), le premier vendredi du mois est l’occasion de <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=104893605886">Vases communicants</a> : idée d’écrire chez un blog ami, non pas pour lui, mais dans l’espace qui lui est propre ; vases communicants. Autre manière, comme l’écrit Scriptopolis, d’établir les liens qui ne soient pas seulement des directions pointant vers, mais de véritables textes émergeant depuis.</p>
<p>Pour trouver la liste des Vases Communicants du mois de décembre, le <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=104893605886">groupe Facebook</a>, ou le hashtag twitter <a href="http://twitter.com/#search?q=%23vasecommunicants">#vasecommunicants</a>. Ou encore via ces vases, que j&#8217;ai particulièrement aimé, ce jour:</p>
<li><a href="http://futilesetgraves.blogspot.com/2009/12/vases-communicants-entre-deux-par.html">Rien su des brouillons recommencés. De ces pages de carnets. De ces passages des cahiers à l’écran</a></li>
<li><a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1966">Poursuivre son chemin, comme si de rien n’était. Je suis à la recherche</a></li>
<li><a href="http://rvjeanney.wordpress.com/2009/12/04/dans-l%e2%80%99enchevetrement-des-directions/">Il y a ces accroches qui nous emmènent vers ailleurs, vers des lieux voisins, vers des villes voisines ; ou bien l’imagination voyageuse</a></li>
<li><a href="http://petiteracine.over-blog.com/article-agrafee-par-l-agraphie-40525313.html">Présentation du badge, traversée du grand hall, puis l&#8217;un des ascenseurs. L&#8217;attention qu&#8217;elle ne porte déjà plus à ce qui l&#8217;entoure lui offre une certaine liberté.</a></li>
<li><a href="http://blog.liminaire.fr/post/2009/12/04/L%E2%80%99Am%C3%A9rique">J’appelle Amérique la quête nomade qui nous prit d’ouest, et leur pauvreté en ces rives est mienne</a></li>
<li><a href="http://robinsonenville.site.voila.fr/0912.html#091204">je sais l’endroit. je sais les enfances qu’y marcotte robinson. mais pour rien, mais pour presque rien. avec ce cœur ce soir tellement jacques</a></li>
<li><a href="http://enfantissages.free.fr/index.php/2009/12/04/vases-ma-famille-en-marche-communicants/">Désormais c’est au tour de ma mère de marcher ainsi.</a></li>
</div>
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		<title>Vendredi 6 novembre 2009, par Pierre Ménard</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/vendredi-6-novembre-2009/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[7h45 : Assis contresens dans TGV gare Montparnasse, départ imminent pour Poitiers. Marie B Bloom : vous aimez Poitiers, donc. Pierre Ménard : J&#8217;y anime des ateliers d&#8217;écriture à l&#8217;invitation de la fac de lettres et de SciencesPo. Marie B Bloom oui comme la semaine dernière je crois vous écriviez c&#8217;était très agréable ce travail. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-645" title="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo1" src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/11/vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo1.jpg" alt="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo1" width="460" height="345" /></p>
<p>7h45 : Assis contresens dans TGV gare Montparnasse, départ imminent pour Poitiers. <a href="http://www.facebook.com/marie.b.bloom">Marie B Bloom</a> : vous aimez Poitiers, donc. <a href="http://www.facebook.com/liminaire?ref=mf">Pierre Ménard</a> : J&#8217;y anime des ateliers d&#8217;écriture à l&#8217;invitation de la fac de lettres et de SciencesPo. <a href="http://www.facebook.com/marie.b.bloom">Marie B Bloom</a> oui comme la semaine dernière je crois vous écriviez c&#8217;était très agréable ce travail.</p>
<p>Dans le train, je lis &laquo;&nbsp;L&#8217;arbre de Combier&nbsp;&raquo; de Fatima Mana, autour de moi ça dort, ou joue ou travaille sur écran, ou écrit ou lit le journal. <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=505420380">MadMan Claro</a> : C&#8217;est beau comme du Bon.</p>
<p>8h30 : Je me souviens qu&#8217;enfant j&#8217;habitais près de la rue des andains. Andains : rejets de foin formés par les faucheurs. <a href="http://www.facebook.com/albin.bis">Albin Bis</a> : se souvient avoir fait des andains. <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=1315792892">Daniele Momont</a> : Trouble dans les andains. <a href="http://www.facebook.com/albin.bis">Albin Bis</a> : de vrais andains avec du vrai foin, tout un art, l&#8217;étaler au moindre soleil pour qu&#8217;il sèche, reformer les andains dès que le ciel se couvre et garder le foin de la pluie, qu&#8217;au bot du compte il ait cette belle couleur vert bleuté signe d&#8217;un taf bien mené et des vitamines plein la botte. <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=1315792892">Daniele Momont</a> : Tudieu Albin, on en mangerait !</p>
<p>En descendant du train à Poitiers, je vois un homme, la tête littéralement enrobée dans une couverture qui dort à poings fermés <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : j&#8217;espère pour toi que tu n&#8217;es pas sur la paille aujourd&#8217;hui : ) <a href="http://twitter.com/sammyfisherjr">@sammyfisherjr</a> : Sur la paille, non mais sur la faille sans doute. <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=756154196">Brigitte Celerier</a> : spectacle assez banal malheureusement non ? <a href="http://www.facebook.com/home.php#/liminaire">Pierre Ménard</a> : Oui mais il était à l&#8217;intérieur du train et donnait l&#8217;impression d&#8217;être &laquo;&nbsp;à la rue&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.facebook.com/marc.molk">Marc Molk</a> : Il a pris le mauvais train de vie, je ne vois que ça. Michel LeGuilly : encore un &laquo;&nbsp;koulak&nbsp;&raquo; ( signification de &nbsp;&raquo; poings fermés&nbsp;&raquo;)&#8230;</p>
<p>10h : Prends un café place Charles de Gaulle, mais ne sais pas si c&#8217;est très raisonnable, dans le train, en me levant, failli me trouver mal. <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : Quel rapport avec le café ? #setrouvermal <a href="http://twitter.com/gilda_f">@gilda_f</a> : la tension en fait, on se lève trop vite et la tête tourne, on sent ses jambes cotonneuses ne plus nous soutenir Et le café, ça ne fait pas du bien, contre ça justement ? #décidémentjesuisduredelacomprennette <a href="http://twitter.com/gilda_f">@gilda_f</a> : Non le café = excitant, donc pas bon pour la tension, la faisant monter et battre le cœur plus vite et tourner la tête :- )</p>
<p>Une étudiante à SciencesPo entre à la bibliothèque de l&#8217;école. Je l&#8217;entends dire d&#8217;un air dégagé : &laquo;&nbsp;Je suis en pleine procrastination !&nbsp;&raquo; <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=737283927">Louise Desrenards</a> : c&#8217;est la grande mode (de dire cela quand on est en retard ;- ) <a href="http://www.facebook.com/liminaire?ref=mf">Pierre Ménard</a> : Là je crois plutôt qu&#8217;elle voulait dire je suis en mode pause en vacances je fais rien en ce moment&#8230; <a href="http://www.facebook.com/etienne.choubard">Etienne Choubard</a> : C&#8217;est même mon concept artistique ; ) <a href="http://www.bobig.fr">http://www.bobig.fr</a> <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=1051977701">Franck Garot</a> : présente-la à <a href="http://www.facebook.com/joachim.sene">Joachim</a> : <a href="http://les807.blogspot.com/2009/10/660-seiscientos-sesenta.html">http://les807.blogspot.com/2009/10/660-seiscientos-sesenta.html</a></p>
<p>10h30 : Atelier d&#8217;écriture avec les élèves de SciencesPo : d&#8217;après &laquo;&nbsp;Basse continue&nbsp;&raquo; de Jean-Christophe Bailly. Cet empilement qu&#8217;on opère&#8230;</p>
<p>Atelier : phrases extraites du journal, fragments de notre quotidien, dans l&#8217;empillement qu&#8217;on opère, non un chant mais une basse continue.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-653" title="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo2" src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/11/vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo2.jpg" alt="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo2" width="460" height="345" /></p>
<p>11h15 : Lectures des textes de l&#8217;atelier avec les élèves de SciencesPo. À force on entend presque le bruit de la machine des dépêches&#8230; <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : vous travaillez sur Mac ? <a href="http://twitter.com/entreeouest">@entreeouest</a> : là maintenant directement sur mon iPhone. Le reste du temps sur Mac, oui. Pourquoi ?</p>
<p>11h45 : 2ème atelier à SciencesPo : d&#8217;après Hubert Lucot et ses &laquo;&nbsp;slogans hyperlibéralistes&nbsp;&raquo;. Entre slogan politique et Maxime poétique. <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : tu es parti des mots d&#8217;ordre de Lucot ? hâte de lire et entendre en ligne, on t&#8217;arrête plus&#8230;  <a href="http://twitter.com/fbon">@fbon</a> : Oui et comme tu dis une proposition d&#8217;atelier ça se rôde, même sentiment. De l&#8217;intérêt de ces ateliers matin et après-midi renouvelés.</p>
<p>Les élèves de SciencesPo à Poitiers travaillent sur les &laquo;&nbsp;slogans hyperlibéralistes&nbsp;&raquo; d&#8217;Hubert Lucot. <a href="http://www.facebook.com/ecorce.sebastien">Ecorce Sebastien</a> : Je croyais que tu agissais au sein de S.PO Paris&#8230;. <a href="http://www.facebook.com/liminaire?ref=mf">Pierre Ménard</a> : Non il s&#8217;agit de l&#8217;antenne ibérique de SciencePo à Poitiers. <a href="http://www.facebook.com/philippe.boisnard">Philippe Boisnard</a> : très bien cela. <a href="http://www.facebook.com/kl.loth">Catherine Loth</a> : Excellente idée!</p>
<p>12h15 : Enregistrement sonore des slogans hyperlibéralistes de l&#8217;atelier d&#8217;écriture SciencesPo. Un grand moment polyphonique !</p>
<p>12h45 : Je m&#8217;achète un sandwich, file dans le bus 1 direction Cité U pour enchaîner avec mon 2ème atelier à la Faculté de Lettres à Poitiers.</p>
<p>13h00 : La salle est déjà utlisée par un autre cours. Secrétariat, recherche d&#8217;une autre salle, discussions avec premiers élèves. Salle B116.</p>
<p>13h40 : Atelier d&#8217;écriture sur Basse continue de Jean-Christophe Bailly avec les élèves de la fac de Lettres à Poitiers. Extrait quotidien. <a href="http://www.facebook.com/deborah.heissler">Déborah Heissler</a> : studieux dans vos ateliers&#8230; wouah ! <a href="http://www.facebook.com/home.php#/liminaire">Pierre Ménard</a> : En même temps ce qui y est écrit est assez fort, regard acéré sur notre société, le monde qui nous entoure.</p>
<p>Atelier slogan Lucot : Sous les sabots la phrase ! Prendre ses bénéfices pour des réalités ! On met sa main devant sa bouche quand on vote !</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tous en ligne sur le web, nous pissons à la raie des profanes,&nbsp;&raquo; Hubert Lucot, &laquo;&nbsp;Pour plus de liberté encore : Slogans hyperlibéralistes.&nbsp;&raquo; <a href="http://www.facebook.com/bracesoff">Benjamin Ait-Ali</a> : La 1ère phrase est tout à fait en adèquation avec mon inconscient ! :p <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=100000075211260">Nicolas Tardy</a> : Toujours le sens de la formule ce cher Hubert.</p>
<p>17h : Fin de l&#8217;atelier d&#8217;écriture un peu plus tôt que prévu, je file voir la Tour de Babel, Maison de l&#8217;architecture, rue de la Tranchée. <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : elle doit être assez déserte à cette heure <a href="http://twitter.com/marluras">@marluras</a> : En effet déserte à cette heure soleil rasant à l&#8217;horizon rendant par endroit la marche difficile à l&#8217;aveugle, soleil dans les yeux.</p>
<p>Buffet de la gare à Poitiers, entre chien et loup, je bois un café, avant d&#8217;aller prendre mon train de 18h21, voie 4, et rentrer à Paris. il faut profiter du chien et loup. A Paris, loup a déjà gagné. <a href="http://twitter.com/liminaire">@liminaire</a> : il faut profiter du chien et loup. A Paris, loup a déjà gagné. <a>@liberlibri</a> : Mince ici aussi ça y est le loup a gagné. Gare où ? Gare au Garou. Gare au loup. Y es-tu ? <a href="http://www.facebook.com/francois.morey">François Morey</a> : Encore un café ! C&#8217;est le combien ième de la journée ? <a href="http://www.facebook.com/liminaire">Pierre Ménard</a> : C&#8217;est aussi ce que va me demander ma femme ce soir : le troisième seulement ! <a href="http://www.facebook.com/carlazidonie">Caroline Diaz</a> : tu en es bien sur ?</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-654" title="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo3" src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/11/vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo3.jpg" alt="vases_communiquant_06112009_Pierre_Ménard_photo3" width="460" height="345" /></p>
<p>Arrêt du train à Vendome, je viens d&#8217;être flashé par le contrôleur (c&#8217;est pas pour excès de vitesse c&#8217;est pour mon e-billet), j&#8217;écoute Satie. <a href="http://www.facebook.com/viviane.zenner">Viviane Zenner</a> : vie de chat&#8217;eau, monseigneur.</p>
<p>20h45 : Retour à la maison, un peu fatigué par cette journée d&#8217;ateliers à Poitiers. Les filles se couchent, je mange et retour au travail&#8230;</p>
<p><em>Vases communiquants</em><br />
Texte écrit par Pierre Ménard, qui invite <a href="http://blog.liminaire.fr/post/2009/11/06/TODO-LIST-%28VI%29">chez lui</a> un de mes textes : le premier vendredi du mois, ça vase-communique, chacun écrit sur le blog d&#8217;un autre, écritures croisées, regards échangés, partages et découvertes, un <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=104893605886">groupe facebook</a> centralise les autres chemins, ceux du jour sont aussi <a href="http://brigetoun.blogspot.com/2009/11/autres-vases-communicants-ce-mois-ci.html">listés par Brigitte Celerier</a>.</p>
<p><!-- a { color:#3B5998; cursor:pointer; outline-style:none; text-decoration:none; text-weight:bold; } --></p>
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		<title>Paris Gare de Lyon-Saint Jean de Maurienne</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 08:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pierre Ménard]]></category>
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		<description><![CDATA[Je me souviens d’un lac, mais c’était à la fin du trajet, presque la fin, le dernier arrêt avant le terminus en fait. Peut-être l’avant-dernier je ne sais plus. Au pied de hautes montagnes, c’était un lac immense, le train l’a longé pendant quelques secondes ou quelques minutes. Mon souvenir du train qui longe le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/09/fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106.jpg" alt="fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106" title="fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106" width="438" height="328" class="alignnone size-full wp-image-578" /></p>
<p>Je me souviens d’un lac, mais c’était à la fin du trajet, presque la fin, le dernier arrêt avant le terminus en fait. Peut-être l’avant-dernier je ne sais plus. Au pied de hautes montagnes, c’était un lac immense, le train l’a longé pendant quelques secondes ou quelques minutes. Mon souvenir du train qui longe le lac dure si peu de temps, une fraction de seconde. En un éclair j’ai en mémoire ce qui dura une minute, peut-être deux. Ce que sera, finalement au regard de la durée de ma vie, le voyage auprès de ce lac, une minute éclair. Il faudrait refaire le trajet, longer à nouveau le lac, voir cette barque qui dérivait avec dedans cet homme qui regardait le train. Je n’ai pas vu sa canne à pêche, mais sans doute qu’un homme seul sur une barque sur un si grand lac pêche-t-il ? Peut-être rêvait-il.</p>
<p>Au début du trajet, c’est la ville, et puis la banlieue, qui est une ville, mais qu’on nomme autrement sans savoir pourquoi. Toujours ces tags sur les murs encaissant les rails sous la ville, dans les tunnels passant sous les quartiers, sous les routes, sous d’autres tunnels, sur les plaques antibruit. Partout des lettres accolées, coloriées, des fresques de mots, des noms de personnes, des noms de lieux, peut-être d’autres mots, des visages, des paysages. Sur un pont bordé de plaques de béton je me souviens qu’une de ces fresques était signée de trois noms, j’ai oublié quels étaient ces noms.</p>
<p>Je me souviens des champs de blé après la ville. Tandis que je les regardais se dessiner jaune sur le vert campagne, avec leurs ballots ronds espacés, je me souvins de l’expression « grenier à blé de la France ». Peut-être déformée car au moment où je me la reformulai je doutai, il me sembla que c’était plutôt la Russie « grenier à blé du monde. » Le train continue de filer et laisse sur place, dans le paysage, mes souvenirs, accrochés aux ballots, aux branches, aux nuages, effilochés.</p>
<p>Plusieurs fois pendant le trajet, le train ralenti.</p>
<p>Les premières montagnes sont apparues assez vite, du moins c’est ainsi dans mon souvenir, les enfants du carré de place à côté les ont vu les premiers.  Elles sont lointaines, on les devine hautes et enneigées au sommet et dans la brume et à contre jour.</p>
<p>Il y a des tunnels. Un surtout, assez long.  Y a-t-il eut plusieurs tunnels ?</p>
<p>Quelques jours suffisent pour effacer la mémoire. Un trajet en train, sans doute ne « compte » pas. Il illustre le travail de la mémoire. Ce qu’elle garde, ce qu’elle efface, comment elle conserve, comment j’accède à ces données. Un tri perpétuel. Je me souviens du lac. Je me souviens du blé. Je me souviens des graffitis. Je me souviens des arrêts momentanés et des tunnels. Dans cet ordre, qui n’est pas celui du voyage.</p>
<p>Les montagnes se rapprochent. Nous n’approchons pas des montagnes. Une main gigantesque tire sous le train le tapis du décor.</p>
<p>Je ne saurais pas dire si j’ai vu des vaches. Je ne saurais pas dire un seul des mots lu sur les bas côtés. Je me souviens de voitures arrêtées à des passages à niveau. Je me souviens des deux jeunes filles assises en face de moi, dans le carré, et dans le carré d’à-côté, deux cousins et des deux dames qui les accompagnaient. Je ne me souviens pas m’être fait contrôler à l’aller – si, en sortant de la voiture bar.</p>
<p>Plus tard, les montagnes sont immenses, je me souviens d’avoir approché mon visage de la vitre, imperceptiblement, d’avoir levé les yeux. Ensuite je me souviens du lac. Et puis plus rien.<br />
Cette courte minute, ou ces deux minutes, au bord du lac, ce temps insignifiant au regard de toute une vie, avec dedans cet homme sur une barque qui fait quoi, je vais peut-être le retenir toute ma vie. Toujours, je pourrais revenir sur ces quelques secondes, y repenser, refaire ce court trajet en mémoire, autant de fois qu’il me plaira. L’écrire ici, écrire ce temps infime avec tous ces mots, me permettra d’y revenir, de me rappeler, de la couleur bleu électrique sombre du lac, des montagnes grises et blanches et vertes, des arbres qui, à la vitesse du train, forment un filtre vert sur l’image profonde du lac, du lac si grand qu’il repousse au loin les montagnes. Ecrire ici, si je ne suis pas seul à le lire, alors ce temps infime durera beaucoup plus longtemps que dans mon souvenir, plus longtemps qu’il ne dura lui-même, lu par d’autres, il durera dans leur souvenir, ils pourront à leur tour se souvenir du texte, et peut-être se souvenir d’être passé à côté du lac, dans la vie, ou dans ce texte.</p>
<p><br/><br/><br />
<em>Texte écrit pour <a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%207">l&#8217;atelier n°7</a> proposé par Pierre Ménard, sur</em> Paysage Fer <em>de François Bon</em>.<br />
<br/><br/><br />
<em>Crédit photo: P.Séné</em></p>
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		<title>Lectures liées</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2009 22:06:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[D&#8217;un texte qui en arrive à être lu, comme d&#8217;autres. D&#8217;histoires qui se racontent en ligne, tâtonnant. D&#8217;autres, histoires, qui se traduisent et se transforment. De dérangements qui s&#8217;invitent et déplacent. Et puis des nombres magiques. Et des sons encore, anciennes séances de travail.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/07/rails_vus_du_train_DSC00573.jpg" alt="rails_vus_du_train_DSC00573" title="rails_vus_du_train_DSC00573" width="438" height="328" class="alignnone size-full wp-image-408" /></p>
<p><a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article221">D&#8217;un texte</a> qui <a href="http://twitter.com/joachimsene">en arrive</a> à <a href="http://page48.blogspot.com/2009/07/montparnasse-monde.html">être lu</a>, <a href="http://www.cipmarseille.com/auteur_fiche.php?id=1990">comme</a> <a href="http://remue.net/spip.php?article3311">d&#8217;autres</a>.</p>
<p>D&#8217;histoires qui <a href="http://journalecrit.storytlr.com/">se</a> racontent <a href="http://lignesdefuite.storytlr.com/">en ligne</a>, tâtonnant.</p>
<p>D&#8217;autres, histoires, qui <a href="http://regardaupluriel.hautetfort.com/franz-kafka/">se</a> traduisent <a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article138">et</a> <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1837">se</a> <a href="http://fr.calameo.com/books/0000060412fd38db84755">transforment</a>.</p>
<p><a href="http://scriptopolis.wordpress.com/2009/07/03/ici-mouvement/">De</a> <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1828">dérangements</a> <a href="http://nemolivier.blogspot.com/2009/07/im-ville-ecran.html">qui</a> <a href="http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article132">s&#8217;invitent</a> <a href="http://blog.liminaire.fr/post/2009/07/03/Vendredi-3-juillet-2009">et</a> <a href="http://fenetresopenspace.blogspot.com/2009/07/titre-de-pierre.html">déplacent</a>.</p>
<p>Et puis des nombres <a href="http://les807.blogspot.com/">magiques</a>.</p>
<p>Et <a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&#038;videoid=58423984">des</a> <a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&#038;videoid=58519315">sons encore</a>, anciennes <a href="http://www.joachimsene.fr/chansons.php">séances de travail</a>.</p>
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		<title>A ma Table de travail, 5</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 18:25:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une fois de plus j’ai rangé mon bureau après qu’il eût comme à son habitude produit tous ces journaux, ces livres, ces fiches de paie, ces factures, ces enveloppes de correspondance sécu et banque. Pas un centimètre carré. Tri. J’ai maintenant la place de poser un cahier ou mon Vaio et même, à droite et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/04/tranches_de_carnets_dscn1126.jpg" alt="tranches_de_carnets_dscn1126" title="tranches_de_carnets_dscn1126" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-200" /></p>
<p>Une fois de plus j’ai rangé mon bureau après qu’il eût comme à son habitude produit tous ces journaux, ces livres, ces fiches de paie, ces factures, ces enveloppes de correspondance sécu et banque. Pas un centimètre carré. Tri. J’ai maintenant la place de poser un cahier ou mon Vaio et même, à droite et à gauche de cette zone d’écriture, des carnets et des dictionnaires ouverts, Thésaurus, rimes, Robert. Les livres en file d’attente de lecture (euphémisme visant à suggérer mes achats compulsifs de papier imprimé) sont sur les extrémités droites et gauches : <em>La Revue Littéraire</em> de Léo Scheer sur la rétropublication, <em>La machine à être</em> de Jacques Brou chez èRe, <em>Comment fut inventé le peuple juif</em> de Shlomo Sand chez Fayard, <em>Quelle littérature pour la jeunesse</em> de Marie-Claire Martin et Serge Martin chez Klincksieck. Je peux même poser ma liseuse Sony à recharger sous le tome III « Enti-Incl » du Grand Robert ouvert à la page 514 «&nbsp;exuviation : <img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/04/exuviation_phonetique10.png" alt="exuviation_phonetique10" title="exuviation_phonetique10" width="85" height="16" class="alignnone size-full wp-image-202" />  n.f. – <em>1903, exuviation,</em> in <em>Rev. gén. des sc. n°11, p. 632</em> ; de <em>exuvie</em>. Didact. (zool.), rejet des vieilles peaux, des exuvies, lors de la mue. <em>Processus d’exuviation. Exuviation des lézards, des écrevisses, des écrivains</em>.&nbsp;»</p>
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		<title>Reprise d&#039;un guide</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 22:53:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai repris des textes, dont je voulais faire un livre qui aurait été, idéalement, illustré par un ami bédéaste. Plusieurs villes décrites à la manière d&#8217;un guide touristique. Je voulais un objet final ressemblant aux guides les plus connus. Je me suis éloigné de ce projet tout en gardant l&#8217;idée du guide mais en me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/03/champ_de_mars_enneige_dscn0917.jpg" alt="champ_de_mars_enneige_dscn0917" title="champ_de_mars_enneige_dscn0917" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-150" /></p>
<p>J&#8217;ai repris des textes, dont je voulais faire un livre qui aurait été, idéalement, illustré par un ami bédéaste. Plusieurs villes décrites à la manière d&#8217;un guide touristique. Je voulais un objet final ressemblant aux guides les plus connus. Je me suis éloigné de ce projet tout en gardant l&#8217;idée du guide mais en me concentrant sur le texte, l&#8217;imaginaire, le voyage, la ville, tout en relisant Henri Michaux et Italo Calvino. Je peux le dire: je rêve secrètement qu&#8217;une de ces villes soit référencée dans une prochaine édition du <em>Dictionnaire des lieux imaginaires</em> d&#8217;Alberto Manguel et Giani Guadalupi&#8230;<br />
A ce jour, j&#8217;ai une quinzaine de textes dont celui-ci.</p>
<p><center>*</center></p>
<p><strong>CHREB</strong><br />
<em>Province de Ned Mo<br />
8100 habitants (Chroubins)<br />
3 km²<br />
Ville à éviter</em></p>
<p>C’est une ville où l’on tombe. Il est impossible d’y marcher dix mètres sans trébucher sur un caillou, un petit animal ou un cadavre. Car à force de tomber, certains meurent. Trop de chutes, alors il y a forcément une dernière chute. Même en faisant attention où vous mettrez les pieds, à toujours regarder par terre, vous heurterez un lampadaire, un pigeon ou quelqu’un faisant comme vous : à ne pas regarder devant soi, on tombe tout autant. Beaucoup sont tombés sur la tête, et trop souvent. Parlez-leur, vous les entendrez peu assurés, les phrases s’enchaîneront difficilement. Ils hésitent, ils trébuchent aussi sur les mots et leur regard finit par se perdre dans le vague, quelque part au loin derrière vous et soudain ils se taisent, partent d’un pas décidé et tombent quelques mètres plus loin. N’allez surtout pas les aider à se relever. Ils ne vous reconnaîtraient déjà plus et d’autre part le prendraient très mal. À Chreb, on vit comme ça : en tombant, et en se relevant seul. Les aider serait les insulter. A Chreb, on tombe parfois de haut, ne marchez pas sur les trottoirs qui bordent les immeubles : du haut des toits peuvent tomber des corps. Aussi, refusez les visites des points de vue. Mieux vaut repartir de votre côté, tomber, repartir, et quitter cette ville où il faut toujours vous dire, avant qu’il ne soit trop tard, que vous n’êtes que de passage.</p>
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		<title>A ma Table de travail, 4</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 20:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Parmi le désordre, le confus, il y a les livres de « la petite bibliothèque » (un meuble à deux étagères posé sur mon bureau). Pas de classement, il y a des essais, des romans, des poésies, des dictionnaires, des policiers, des nouveau-romans, des classiques, des contemporains, des contes&#8230; Cela me rappelle qu’il faudrait que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/02/bureau_flou_nb_dscn1119.jpg" alt="bureau_flou_nb_dscn1119" title="bureau_flou_nb_dscn1119" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-99" /></p>
<p>Parmi le désordre, le confus, il y a les livres de « la petite bibliothèque » (un meuble à deux étagères posé sur mon bureau). Pas de classement, il y a des essais, des romans, des poésies, des dictionnaires, des policiers, des nouveau-romans, des classiques, des contemporains, des contes&#8230; Cela me rappelle qu’il faudrait que je fasse quelque chose (termine) deux contes écrits il y a quelques années. Un troisième pourrait les accompagner dans les questions que je m’y posais sur l’écriture, la narration. Pourquoi pas une version de cette table de travail sous la forme d’un conte ? Je pense qu’il me faudra épuiser « la table de travail », sous toutes les formes possibles. Descriptif et biographique, descriptif puis fictif, conte, poésie, policier…<br />
Sur ma table de travail, il n’y a pas de grande surface blanche contreplaquée. Désert posé sur tréteaux déserté des objets, où chaque matin dès six heures je pose un cahier où, dans ce calme paysage, je me laisse doucement emporter par des mots qui ne craignent pas le vide.<br />
Il n’y a pas les 611 feuillets crayonnés de l’ultime version du roman du siècle à venir qu’il me suffit de taper dans Word avant d’envoyer chez Actes Sud.<br />
Il n’y a pas, devant ma table de travail, une fenêtre qui donne sur la Seine, la Conciergerie, Orsay.<br />
Il n’y a même pas un galet gris de la forme d’un vieux savon usé, offert par un vieil écrivain à qui j’allais rendre visite et que, en étant désormais dépositaire, je m’efforce d’user encore.<br />
Il n’y a pas, devant ma table de travail, une porte-fenêtre ouverte qui donne sur la vaste pelouse qui mène au petit bois où les oiseaux s’éveillent.<br />
Il n’y a pas, sur ma table de travail…, etc.</p>
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		<title>Ecrire des traductions</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 23:58:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Michel Volkovitch]]></category>
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		<description><![CDATA[Claro, Volkovitch, le journal d&#8217;un traducteur&#8230; A chaque fois que je lis un essai sur le travail de traducteur, je me sens concerné. Bien que je ne traduise pas cela me parle et je trouve à nourrir ma propre écriture. Je comprends cette contrainte du traducteur devant la recherche du mot juste, la recherche permanente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/02/traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143.jpg" alt="traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143" title="traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-93" /></p>
<p>Claro, Volkovitch, le journal d&#8217;un traducteur&#8230; A chaque fois que je lis un essai sur le travail de traducteur, je me sens concerné. Bien que je ne traduise pas cela me parle et je trouve à nourrir ma propre écriture. Je comprends cette contrainte du traducteur devant la recherche du mot juste, la recherche permanente et perdue d’avance entre ce qui sonne mieux et ce dont le sens est le plus proche de. Je lis <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article132" target="_blank"><em>Babel &#038; Blabla</em></a>, et pour Volkovitch, la musicalité de la « langue cible » est primordiale.</p>
<p>Quand Claro <a href="http://towardgrace.blogspot.com/2009/02/aux-ecrivains-la-patrie-meconnaissante.html" target="_blank">interroge</a> la place du traducteur dans le domaine délimité par la formule « littérature française », sa question appelle l’absence du traducteur dans ce groupe généralement admis comme étant des « écrivains ». C’est vrai pour toutes les langues, je ne connais le nom d&#8217;aucun traducteur anglais alors que je peux citer des dizaines d&#8217;auteurs. Si je connais des traducteurs français c&#8217;est parce que je prends le temps de lire sur les pages intérieures (ou la couverture quand c&#8217;est présent) le nom de la personne qui a traduit, qui a choisit patiemment les mots que je vais lire. Et encore je ne connais pas autant de noms de traducteurs que j’ai lu d’auteurs anglais, j’en ai oublié en route et je me rends compte que de mémoire comme ça, pour faire le test, il m’en reste peu : Christine Le Bœuf, <a href="http://www.echo62.com/actu.asp?id=2259&#038;cat=divers" target="_blank">Freddy Michalski</a>, Michel Demuth, Marianne Véron. Mais la plupart du temps le traducteur n’a pas de nom, à peine une existence. Volkovitch : « le nom du traducteur, pour certains [éditeurs], est aussi bienvenu sur la couverture qu’un Noir dans un bus pour Blancs dans l’Alabama des années 50 ». Un exemple, je lisais dans TINA (papier) la « veille » sur <em>Against the day</em> de Thomas Pynchon : pas un mot du traducteur (Claro justement). (mais <a href="http://revuetina.blogspot.com/2008/05/thomas-pynchon.html" target="_blank">en ligne</a> si)</p>
<p>Quand Volkovitch compare les différentes <em>Odyssées </em>françaises, il montre bien que traduire c&#8217;est écrire et que les lecteurs français seraient différents s&#8217;ils avaient lu d&#8217;autres livres, traduits donc, que ceux qu&#8217;ils ont lus. Les anglais qui traduisent le français nous sont inconnus, et pourtant, depuis que j&#8217;ai lu <em>Babel &#038; Blabla</em>, je ne peux m&#8217;empêcher de penser que lire <em>A void</em> de Adair est sûrement une expérience aussi intéressante que de lire <em>La disparition</em> de Perec. J&#8217;aimerais aussi lire des traductions en anglais du <em>Bateau ivre</em>, ou de <em>Voyelles</em> : le traducteur aura-t-il des descriptions différentes de ces voyelles qui, dans sa langue, sont différentes ? Peut être Michel Volkovitch l&#8217;a-t-il déjà traduit en grec ? Je pense que ce défi lui plairait. J&#8217;aimerais alors lire sa re-translation en français mot à mot ! Et en anglais, peut-on dire du E qu’il est white ? Serait-il plutôt green ? Tout ça pour dire que séparer le travail de traducteur de celui d&#8217;écrivain me paraît désormais absurde.</p>
<p>Maintenant, après avoir lu ces théories de la traduction, leurs exemples, et que je pense écriture, je me dis que la réécriture doit être comme ça, un peu de la traduction. Mais comment se traduire soi-même du français au français ? Ce que je fais, je laisse reposer mes textes. Quand je ne le fais pas, c&#8217;est catastrophique et, au bout du compte il faut bien que je laisse tranquille le texte après m’être rendu compte de mon erreur. Car il faut que je lise le texte d&#8217;un autre et cet autre qui a écrit vivait il y a six mois, un an, me ressemblait, il a bâclé son travail et je dois m’y coller. Avec le temps et l’oubli, je mets à distance. Le texte que je lis n&#8217;est plus parasité par l&#8217;intention que j&#8217;avais en écrivant. Ne reste que l&#8217;important, que je peux corriger et améliorer sans états d’âmes : les mots et leur musique.</p>
<p>Feuilleter un extrait de <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article132" target="_blank"><em>Babel &#038; Blabla</em></a> de Michel <a href="http://www.volkovitch.com" target="_blank">Volkovitch</a>.<br />
Feuilleter un extrait de <a href="http://publie.net/tnc/spip.php?article99" target="_blank"><em>Violence et traduction</em></a> de <a href="http://towardgrace.blogspot.com/" target="_blank">Claro</a>.<br />
<a href="http://journalduntraducteur.wordpress.com/" target="_blank">Le journal d’un traducteur</a></p>
<p>Le titre de cette note vient de la phrase d&#8217;Emmanuel Hocquart, cité par Claro :</p>
<blockquote><p>Emmanuel Hocquard a eu [...] cette excellente formule – et ici « formule » est à prendre au sens rimbaldien, profondément chimique : « Je ne traduis pas : j’écris des traductions. ».</p></blockquote>
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		<title>A ma Table de travail, 3</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jan 2009 12:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/01/ecran_et_bouquet_dscn0926.jpg" alt="ecran_et_bouquet_dscn0926" title="ecran_et_bouquet_dscn0926" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-43" /></p>
<p><font size="2">Selon un autre point de vue ce d&eacute;sordre du texte peut &ecirc;tre lu comme une transgression ; tant de m&eacute;langes, d&rsquo;incises, de digressions, qui malm&egrave;nent le lecteur et l&rsquo;emm&egrave;ne ici, puis tout de suite l&agrave;. A lui de rester &agrave; tel endroit pour un moment, d&rsquo;imaginer les possibles, avant de suivre le mouvement. Ce que je voulais au d&eacute;part &eacute;tait bien de d&eacute;crire le plus brutalement possible ce lieu, sans guidage, sans rep&egrave;re, comme houleuse serait la photo que j&rsquo;aurais prise, mais voulant &agrave; la faire lire cette sensation. </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font size="2"> J&rsquo;ai aussi &eacute;crit une version, tr&egrave;s diff&eacute;rente, qui n&rsquo;a plus rien &agrave; voir et qui va vers la fiction, tiroir sans fond. Je mets en sc&egrave;ne un narrateur qui pr&eacute;sente un personnage d&rsquo;&eacute;crivain, qui est ensuite deux, puis trois ; mais ce c&ocirc;t&eacute; &eacute;trange est, &agrave; relire, peu soutenu par le reste. Les motivations des personnages dans telle ou telle action (je ne rentre pas dans le d&eacute;tail) sont faibles : autrement dit je perds la transgression, c&rsquo;est une fiction p&eacute;p&egrave;re et le d&eacute;collage ne prend pas. Le rapport que je voulais se faire tisser entre la fiction et la table de travail est d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;, voire effac&eacute;. Mais, vrai, je n&rsquo;avais pas laiss&eacute; cette version reposer suffisamment. Pas assez lu entre temps. Voulu aller trop vite.   </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><font size="2">La lenteur a ses bienfaits.   </font></p>
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