<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Journal Écrit &#187; François BON</title>
	<atom:link href="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/tag/francois-bon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Jan 2012 09:43:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Ferroviaires et En voiture</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/ferroviaires-et-en-voiture/</link>
		<comments>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/ferroviaires-et-en-voiture/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 06:29:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[dynamisme]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[François BON]]></category>
		<category><![CDATA[sereine Berlottier]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
		<category><![CDATA[voiture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joachimsene.fr/journalecrit/?p=625</guid>
		<description><![CDATA[Ferroviaires de Sereine Berlottier, un trajet quotidien Paris/Saint-Quentin en Yvelines. En route pour le travail, et retour. Trajets décrits, ce que l&#8217;on voit du train, dans le train, entrecoupés de pensées sur le travail, et ce qui se passe, et ce pot de départ à venir, dernier Saint-Quentin/Paris car, oui, on en reviendra, les allers-retours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/10/ferroviaires_sb.jpg" alt="ferroviaires_sb" title="ferroviaires_sb" width="325" height="433" class="alignnone size-full wp-image-632" /></p>
<p><a href="http://publie.net/tnc/spip.php?article62"><em>Ferroviaires</em></a> de Sereine Berlottier, un trajet quotidien Paris/Saint-Quentin en Yvelines. En route pour le travail, et retour. Trajets décrits, ce que l&#8217;on voit du train, dans le train, entrecoupés de pensées sur le travail, et ce qui se passe, et ce pot de départ à venir, dernier Saint-Quentin/Paris car, oui, on en reviendra, les allers-retours se termineront forcément sur un retour.</p>
<blockquote><p>
imagine<br />
et maintenant<br />
odeur caoutchouc et on roule<br />
la bouche papier mâché mollement<br />
reconnaître<br />
les quais, les panneaux, malgré l’écrasante lumière, reconnaître<br />
on est où demande l’enfant<br />
l’impatience<br />
avalerait le paysage en entier<br />
rejeté en arrière<br />
reconnaître<br />
l’immeuble beige et les graffitis à chaque palier de l’escalier extérieur, le craquement des cailloux broyés sous les rails, le claquement sec des strapontins redressés et l’enfant qui tape ses semelles sur le sol
</p></blockquote>
<p>Et puis comment, pour moi, parler de ce livre, puisque, par anticipation, je lui rends hommage <a href="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/category/trains/">depuis plusieurs mois</a> ? Lire aussi <em>Paysage Fer</em>, de François Bon, que j&#8217;évoquais <a href="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/2009/09/20/paris-gare-de-lyon-saint-jean-de-maurienne/">ici</a>. Dans <em>Ferroviaires</em>, le regard est plus tourné vers l’intérieur du train, les gens qui l’empruntent, les bruits dans la voiture, et puis des aller-retours continuels avec le dehors par la vitre, la tête est mobile, vraiment l’impression d’être assis dans ce RER du matin, du soir. Et plus encore puisque les pensées s’envolent parfois, dans l’imagination, le rêve, les pensées, les doutes.</p>
<blockquote><p>Elle arrivait, et c’était un nouveau métier, une autre vie, elle travaillait dans le train chaque jour, elle emportait le grand cahier à carreaux, à spirales, elle notait les choses du jour à savoir, les choses à faire, à demander, à comprendre, l’organisation, les projets, le passé, l’avenir, les gens, leur nom, leur histoire du métier, et ce qui n’était pas écrit n’était pas appris, ce qui n’était pas écrit s’était perdu en chemin sans doute. </p></blockquote>
<p>C’est aussi <a href="http://publie.net/tnc/spip.php?article139"><em>en voiture</em></a> que ça se passe, en automobile devrait-on dire mais, non, c’est bien l’ancien terme de voiture qui est resté, le même qui désignait celle tirée par des chevaux, puis celle du train, dans laquelle on monte, voiture 16 place 34. Page 19 déjà la voiture permet à François Bon d&#8217;évoquer l&#8217;ordinateur, le dynamisme que c&#8217;est de parcourir autrement l&#8217;espace, l&#8217;importance prise dans « les outils de narration ». Pour lire <em>En ordinateur</em>, pas besoin d’attendre sa parution, il suffit de mettre <a href="http://www.tierslivre.net">un pied dans le réseau</a>.</p>
<p>Concernant la voiture, la route, le sujet me touche de près, j&#8217;ai un texte depuis longtemps en cours, en tiroir, en brouillon, dans lequel une voiture, la route&#8230; et pour moi la question : que faire de ce texte ? Je le sais faible, quelque chose manque, un moteur qui le pousse sur une route. La voiture y joue un rôle, la route aussi, mais ces rôles, il me faut les travailler plus, les rendre principaux, quitte à oublier les autres personnages peut-être ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/ferroviaires-et-en-voiture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paris Gare de Lyon-Saint Jean de Maurienne</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/paris-gare-de-lyon-saint-jean-de-maurienne/</link>
		<comments>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/paris-gare-de-lyon-saint-jean-de-maurienne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 08:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Trains]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[écrire dans le train]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[François BON]]></category>
		<category><![CDATA[paysage fer]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Ménard]]></category>
		<category><![CDATA[souvenir]]></category>
		<category><![CDATA[tableau noir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joachimsene.fr/journalecrit/?p=577</guid>
		<description><![CDATA[Je me souviens d’un lac, mais c’était à la fin du trajet, presque la fin, le dernier arrêt avant le terminus en fait. Peut-être l’avant-dernier je ne sais plus. Au pied de hautes montagnes, c’était un lac immense, le train l’a longé pendant quelques secondes ou quelques minutes. Mon souvenir du train qui longe le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/09/fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106.jpg" alt="fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106" title="fragment_de_mur_de_briques_poncé_par_les_vagues_au_Havre_P1000106" width="438" height="328" class="alignnone size-full wp-image-578" /></p>
<p>Je me souviens d’un lac, mais c’était à la fin du trajet, presque la fin, le dernier arrêt avant le terminus en fait. Peut-être l’avant-dernier je ne sais plus. Au pied de hautes montagnes, c’était un lac immense, le train l’a longé pendant quelques secondes ou quelques minutes. Mon souvenir du train qui longe le lac dure si peu de temps, une fraction de seconde. En un éclair j’ai en mémoire ce qui dura une minute, peut-être deux. Ce que sera, finalement au regard de la durée de ma vie, le voyage auprès de ce lac, une minute éclair. Il faudrait refaire le trajet, longer à nouveau le lac, voir cette barque qui dérivait avec dedans cet homme qui regardait le train. Je n’ai pas vu sa canne à pêche, mais sans doute qu’un homme seul sur une barque sur un si grand lac pêche-t-il ? Peut-être rêvait-il.</p>
<p>Au début du trajet, c’est la ville, et puis la banlieue, qui est une ville, mais qu’on nomme autrement sans savoir pourquoi. Toujours ces tags sur les murs encaissant les rails sous la ville, dans les tunnels passant sous les quartiers, sous les routes, sous d’autres tunnels, sur les plaques antibruit. Partout des lettres accolées, coloriées, des fresques de mots, des noms de personnes, des noms de lieux, peut-être d’autres mots, des visages, des paysages. Sur un pont bordé de plaques de béton je me souviens qu’une de ces fresques était signée de trois noms, j’ai oublié quels étaient ces noms.</p>
<p>Je me souviens des champs de blé après la ville. Tandis que je les regardais se dessiner jaune sur le vert campagne, avec leurs ballots ronds espacés, je me souvins de l’expression « grenier à blé de la France ». Peut-être déformée car au moment où je me la reformulai je doutai, il me sembla que c’était plutôt la Russie « grenier à blé du monde. » Le train continue de filer et laisse sur place, dans le paysage, mes souvenirs, accrochés aux ballots, aux branches, aux nuages, effilochés.</p>
<p>Plusieurs fois pendant le trajet, le train ralenti.</p>
<p>Les premières montagnes sont apparues assez vite, du moins c’est ainsi dans mon souvenir, les enfants du carré de place à côté les ont vu les premiers.  Elles sont lointaines, on les devine hautes et enneigées au sommet et dans la brume et à contre jour.</p>
<p>Il y a des tunnels. Un surtout, assez long.  Y a-t-il eut plusieurs tunnels ?</p>
<p>Quelques jours suffisent pour effacer la mémoire. Un trajet en train, sans doute ne « compte » pas. Il illustre le travail de la mémoire. Ce qu’elle garde, ce qu’elle efface, comment elle conserve, comment j’accède à ces données. Un tri perpétuel. Je me souviens du lac. Je me souviens du blé. Je me souviens des graffitis. Je me souviens des arrêts momentanés et des tunnels. Dans cet ordre, qui n’est pas celui du voyage.</p>
<p>Les montagnes se rapprochent. Nous n’approchons pas des montagnes. Une main gigantesque tire sous le train le tapis du décor.</p>
<p>Je ne saurais pas dire si j’ai vu des vaches. Je ne saurais pas dire un seul des mots lu sur les bas côtés. Je me souviens de voitures arrêtées à des passages à niveau. Je me souviens des deux jeunes filles assises en face de moi, dans le carré, et dans le carré d’à-côté, deux cousins et des deux dames qui les accompagnaient. Je ne me souviens pas m’être fait contrôler à l’aller – si, en sortant de la voiture bar.</p>
<p>Plus tard, les montagnes sont immenses, je me souviens d’avoir approché mon visage de la vitre, imperceptiblement, d’avoir levé les yeux. Ensuite je me souviens du lac. Et puis plus rien.<br />
Cette courte minute, ou ces deux minutes, au bord du lac, ce temps insignifiant au regard de toute une vie, avec dedans cet homme sur une barque qui fait quoi, je vais peut-être le retenir toute ma vie. Toujours, je pourrais revenir sur ces quelques secondes, y repenser, refaire ce court trajet en mémoire, autant de fois qu’il me plaira. L’écrire ici, écrire ce temps infime avec tous ces mots, me permettra d’y revenir, de me rappeler, de la couleur bleu électrique sombre du lac, des montagnes grises et blanches et vertes, des arbres qui, à la vitesse du train, forment un filtre vert sur l’image profonde du lac, du lac si grand qu’il repousse au loin les montagnes. Ecrire ici, si je ne suis pas seul à le lire, alors ce temps infime durera beaucoup plus longtemps que dans mon souvenir, plus longtemps qu’il ne dura lui-même, lu par d’autres, il durera dans leur souvenir, ils pourront à leur tour se souvenir du texte, et peut-être se souvenir d’être passé à côté du lac, dans la vie, ou dans ce texte.</p>
<p><br/><br/><br />
<em>Texte écrit pour <a href="http://www.marelle.cafewiki.org/index.php?Ecrit%207">l&#8217;atelier n°7</a> proposé par Pierre Ménard, sur</em> Paysage Fer <em>de François Bon</em>.<br />
<br/><br/><br />
<em>Crédit photo: P.Séné</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/paris-gare-de-lyon-saint-jean-de-maurienne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Textes et voix</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/textes-et-voix/</link>
		<comments>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/textes-et-voix/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 20:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecritures]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[bruno fern]]></category>
		<category><![CDATA[Claro]]></category>
		<category><![CDATA[claude favre]]></category>
		<category><![CDATA[daniel pennac]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[François BON]]></category>
		<category><![CDATA[fred griot]]></category>
		<category><![CDATA[la nuit remue]]></category>
		<category><![CDATA[lecture publique]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[lire à voix haute]]></category>
		<category><![CDATA[maurice garrel]]></category>
		<category><![CDATA[parler]]></category>
		<category><![CDATA[zimmer]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joachimsene.fr/journalecrit/?p=346</guid>
		<description><![CDATA[La nuit remue, 20 juin 2009. Les lectures accompagnées par Yann Féry sont somptueuses ; des nappes caverneuses comme l’orage quand le ciel est de pierre et des sifflements lointains aigus. Ces textes de Claude Favre et Fred Griot sonnent et frappent, ils les disent avec une force et cette force est aussi dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/06/couleurs_ville_travers_vitre_fiat_dscn0326.jpg" alt="couleurs_ville_travers_vitre_fiat_dscn0326" title="couleurs_ville_travers_vitre_fiat_dscn0326" width="438" height="328" class="alignnone size-full wp-image-348" /></p>
<p><a href="http://remue.net/spip.php?article3304">La nuit remue</a>, 20 juin 2009. Les lectures accompagnées par Yann Féry sont somptueuses ; des nappes caverneuses comme l’orage quand le ciel est de pierre et des sifflements lointains aigus. Ces textes de Claude Favre et Fred Griot sonnent et frappent, ils les disent avec une force et cette force est aussi dans le texte.</p>
<p>Leur voix est dans le texte et quand leur voix dit le texte, le texte y passe transformé encore. Il y a là quelque chose qui m’interpelle, ce rapport de la voix de l’écrivain à son texte. Le corps à l’œuvre lors de la lecture doit aussi l’être à l’écriture. Quand Bruno Fern lit, et j’ai bien aimé <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article129"><em>Cheval porteur</em></a>, mais ce texte inédit qu’il lit ce soir, je n’accroche pas, il le lit sans voix, avec un ton de lecture comme une dictée ou un enfant qui joue un peu le texte ;  il m’est difficile d’écouter. Sauf par moment seulement, sans doute aux moments les plus forts, quelque chose de sa voix doit être là dans le passage qu’il à écrit juste là et sa voix le lisant s’en souvient, et il le dit comme s’il était plus convaincu et je suis capté et le texte alors me parvient mieux ; et sans doute aux yeux ce texte me plairait-il, il n’y a plus qu’à attendre sa publication.</p>
<p><a href="http://towardgrace.blogspot.com/2009/06/seth-lappel-du-18-juin.html">Claro</a>, jeudi à la Librairie Pensées Classées, lisait <em>Golden Gate</em> de Vikram Seth, et je suis sûr qu’il a lu à haute voix tous les sonnets qu’il a traduits, de manière à les travailler à l’oreille. Sa manière de lire, si naturelle, pas seulement du travail de préparation de la lecture de ce jeudi. Ce sentiment là plus présent encore dans la poésie de ce soir. Claude Favre effeuille son texte, le vit, et le texte respire par sa voix. Fred Griot propulse et module, frappe, frappe, et s’envole aussi, et les nappes mélangées de la guitare.</p>
<p>Il me faut lire plus à voix haute mes textes. Je mets du temps à travailler un texte peut être à cause de ça, que je lis peu, ou pas, que je n’écris pas avec la voix et il me semble de plus en plus évident que la voix a son rôle à jouer, je ne sais pas encore lequel pour moi.</p>
<p><a href="http://page48.blogspot.com/search/label/Fran%C3%A7ois%20Bon">Une lecture de François Bon</a> est souvent surprenante. Il peut mettre dans sa voix une tension progressive qui va culminer dans un passage, ou s&#8217;absenter d&#8217;un autre. Il peut se mettre à taper du pied sur l&#8217;estrade pendant qu&#8217;il lit, les bruits de l&#8217;usine, l&#8217;acier qui frappe, les outils, et sa voix lancinante de plus en plus rapide. Je l&#8217;ai vu reprendre à la volée un texte que <a href="http://www.desordre.net/blog/?">Philippe De Jonckheere</a> lui tendit soudain, arrêtant sa propre lecture trop chargée d&#8217;émotions, et enchaîner la lecture comme automatiquement à un rythme hors du texte, et constant, maintenant ainsi une tension déjà installée.</p>
<p>Maurice Garrel lit <a href="http://fr-fr.facebook.com/people/Zimmer-Lupar-Maurice-Garrel/1761274342">en ce moment</a> <em>Zimmer</em> d&#8217;Olivier Benyahya, aux Mathurins, avec peu de ton dans la voix, presque rien que le timbre de sa voix, si particulier, un vibrato qui varie lentement selon les moments du texte, variation infime, sa respiration se cale saccadée entre des mots, pas forcément aux virgules ni au point, c&#8217;est imperceptible, le texte défile comme sur un écran, à nous de savoir le lire, d&#8217;avoir cette liberté, d&#8217;oser l&#8217;écoute.</p>
<p>Daniel Pennac joue plus son texte, quand il lit <em>Bartleby</em>, il le connait par cœur, il met du ton, module sa voix sans rien forcer, fait corps avec le texte, un peu théâtral et la mise en scène force ce trait en nous plongeant, discrètement et astucieusement par quelques hautes piles de dossiers, dans un bureau de Wall Street au XIXé. De toutes ces lectures, l&#8217;essentiel qui importe, je crois est bien simple et évident: lire pour ceux du fond de la salle, d&#8217;une voix sûre propulsée devant, respirer, lire lentement pour se permettre d&#8217;articuler et de dire assez fort, dire toutes les consonnes et les voyelles (&laquo;&nbsp;<a href="http://www.latracebleue.net/?art=155"><em>Les consonnes. C’est bon d’entendre des consonnes.</em></a>&laquo;&nbsp;), avoir une phrase d&#8217;avance en tête pendant que l&#8217;on parle, lire avec le sens bien chevillé au corps.</p>
<p>Je me souviens d’ateliers <a href="http://www.ecriture-partagee.com/Fili/00_Cursives/curs_61.htm">Tisserands</a> où j&#8217;ai entendu ça, de dire mes textes à voix haute pour mieux les travailler. Je me moquai, et écrivis un texte illisible autrement qu’aux yeux. Dans le dispositif de l’atelier, une lecture à haute voix s’imposait néanmoins, pour avoir les retours des autres. Et en le lisant, tiens donc, je sentis vibrer une voix en moi, une tension s’installa, ce texte que j’avais écris contre la voix, une voix l’avait écrite en moi, contre moi. Ces récentes soirées lectures ont réveillé ce souvenir, je doute qu’il disparaisse à nouveau.<br />
<br/><br />
<center>*</center><br />
<a href="http://php.bm-lyon.fr/video_conf/detail.php?id=358">Ecouter (et voir) Armand Dupuy et Fred Griot</a> (à Lyon le 17 juin, Yann Féry à la guitare, qui est plus qu&#8217;une guitare, disons Yann Féry au son)<br />
<a href="http://www.fgriot.net/txt/via/via_cargaison.php">Un échange de texte, parlé, entre Fred Griot et Claude Favre</a>.</p>
<p><br/><br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/textes-et-voix/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Roman, chez Publie.Net</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/roman-chez-publienet/</link>
		<comments>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/roman-chez-publienet/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 20:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecritures]]></category>
		<category><![CDATA[forme brève]]></category>
		<category><![CDATA[François BON]]></category>
		<category><![CDATA[Joachim Séné]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe de Jonckheere]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>
		<category><![CDATA[publie.net]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[texte court]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joachimsene.fr/journalecrit/?p=251</guid>
		<description><![CDATA[Roman sort chez Publie.Net, la couverture est de Philippe de Jonckheere. Un jour que François Bon me demandait si j&#8217;avais une idée d&#8217;illustration de la démarche et que je n&#8217;en avais aucune, j&#8217;ai lu le Désordre, un &#171;&#160;à quoi tu penses&#160;&#187; et j&#8217;ai vu ce montage. Trouvant la démarche proche de mon Roman, frappé par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/04/roman_couv_small.jpg" alt="roman_couv_small" title="roman_couv_small" width="322" height="456" class="alignnone size-full wp-image-252" /></p>
<p><em>Roman</em> sort chez Publie.Net, la couverture est de Philippe de Jonckheere. Un jour que François Bon me demandait si j&#8217;avais une idée d&#8217;illustration de la démarche et que je n&#8217;en avais aucune, j&#8217;ai lu le <a href="http://www.desordre.net">Désordre</a>, un &laquo;&nbsp;à quoi tu penses&nbsp;&raquo; et j&#8217;ai vu <a href="http://www.desordre.net/photographie/numerique/hommage_a_hcb/contrejour.htm">ce montage</a>. Trouvant la démarche proche de mon <em>Roman</em>, frappé par cela, et puis Philippe se disant enthousiasmé par le projet, et voilà que le texte se retrouve avec ce montage qui dit tant avec si peu, d&#8217;un trajet répété, d&#8217;une route suivie et bien connue, d&#8217;un quotidien.</p>
<li>Lire <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article225">la présentation</a> de <em>Roman</em> sur Publie.net.</li>
<li><a href="http://fr.calameo.com/read/0000060416d5d86bad162">Feuilleter</a> les premières pages</li>
<li><a href="http://publienet.immateriel.fr/fr/ajouter_produit_editeur/225?affiliate=22">Acheter</a> le livre sur Publie.Net (Formats PDF pour lecture écran ou pour liseuse électronique)</li>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/roman-chez-publienet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Actualité littéraire, scientifique, numérique et sociale, quelques liens</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/actualite-litteraire-scientifique-numerique-et-sociale-quelques-liens/</link>
		<comments>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/actualite-litteraire-scientifique-numerique-et-sociale-quelques-liens/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 07:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ratures]]></category>
		<category><![CDATA[1984]]></category>
		<category><![CDATA[arte tv]]></category>
		<category><![CDATA[directives européennes]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard GLISSANT]]></category>
		<category><![CDATA[effet de réel]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest BRELEUR]]></category>
		<category><![CDATA[François BON]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard DELVER]]></category>
		<category><![CDATA[guadeloupe]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume PIGEARD DE GURBERT]]></category>
		<category><![CDATA[hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[Jean ECHENOZ]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude WILLIAM]]></category>
		<category><![CDATA[LKP]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges d'état]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier PORTECOP]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier PULVAR]]></category>
		<category><![CDATA[palais de la découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal QUIGNARD]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick CHAMOISEAU]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre BERGOUNIOUX]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre MICHON]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[prose]]></category>
		<category><![CDATA[publie.net]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[revendications]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[salon du livre]]></category>
		<category><![CDATA[Serge DOMI]]></category>
		<category><![CDATA[subversion]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[télécran]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joachimsene.fr/journalecrit/?p=154</guid>
		<description><![CDATA[Publie.Net sera chez Arte.TV à l&#8217;occasion du Salon du Livre. http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1688 Les voix de Michon, Bergounioux, Echenoz, Quignard, à propos de la forme &#171;&#160;roman&#160;&#187;, est-elle close ? Peut-on encore écrire de nouvelles formes ? Les nouveaux malfaiteurs du &#171;&#160;roman&#160;&#187; français en discutent autour d&#8217;une marmite de soupe. http://www.ouvertlanuit.net/lab/zazie.htm Le Palais de la Découverte menacé de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/03/expo_gakona_en_montage_au_palais_de_tokyo.jpg" alt="expo_gakona_en_montage_au_palais_de_tokyo" title="expo_gakona_en_montage_au_palais_de_tokyo" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-156" /></p>
<p>Publie.Net sera chez Arte.TV à l&#8217;occasion du Salon du Livre.<br />
<a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1688">http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1688</a></p>
<p>Les voix de Michon, Bergounioux, Echenoz, Quignard, à propos de la forme &laquo;&nbsp;roman&nbsp;&raquo;, est-elle close ? Peut-on encore écrire de nouvelles formes ? Les nouveaux malfaiteurs du &laquo;&nbsp;roman&nbsp;&raquo; français en discutent autour d&#8217;une marmite de soupe.<br />
<a href="http://www.ouvertlanuit.net/lab/zazie.htm">http://www.ouvertlanuit.net/lab/zazie.htm</a></p>
<p>Le Palais de la Découverte menacé de rationalisation.<br />
<a href="http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/">http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/</a></p>
<p>Les comptables du gouvernement frappent à nouveau, ils veulent écouter les conversations, ouvrir le courrier bref, après l&#8217;avoir installé dans un sens de transmission, ils veulent maintenant l&#8217;installer l&#8217;autre sens de transmission (celui qui va en sens inverse de l&#8217;actuel c&#8217;est à dire: des foyers vers le gouvernement), je veux parler du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9crans">télé</a><a href="http://www.librairal.org/wiki/George_Orwell:1984_-_Premi%C3%A8re_Partie_-_Chapitre_I">cran</a>,<br />
<a href="http://www.laquadrature.net/HADOPI">http://www.laquadrature.net/HADOPI</a></p>
<p>Sur la Guadeloupe, lire le <a href="http://www.joachimsene.fr/d/manifeste.pdf"><em>Manifeste</em></a> <em>pour les &laquo;&nbsp;produits&nbsp;&raquo; de haute nécessité</em>, de Breleur, Chamoiseau, Domi, Delver, Glissant, Pigeard de Gurbert, Portecop, Pulvar et William ; de la poétique politique ou l&#8217;inverse, très beau texte, très fort au début, très clair, mais par la suite sur le plan de l&#8217;action politique je vois mal ce qui peut en ressortir de concret même si la philosophie de cet appel à changer de société est le bienvenu. Je préfère la clarté des faits, sur place, après la grève, intéressons-nous à ce qu&#8217;un département a pu <a href="http://ugtg.org/article_792.html">arracher</a>, même si cela semble bien faible en regard des sommes en jeu dans la &laquo;&nbsp;crise&nbsp;&raquo;, milliards par centaines multipliés, véritable miracle qui fait oublier les années de mensonges et d&#8217;hypocrisies sur le déficit public, les nécessaires réformes et le coût des services publics de santé, de transport&#8230; Lire les <a href="http://www.lkp-gwa.org/LIYANNAJ_KONT_PWOFITASYON_PF_4_PAGES-1.pdf">revendications du LKP</a>, les projeter dans notre ville pour se dire, oui, pourquoi pas, et penser à ces milliards, et se dire, comme dans le manifeste, que :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Aucune de nos revendications n&#8217;est illégitime.<br />
Aucune n&#8217;est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte.&nbsp;&raquo;
</p></blockquote>
<p><br/></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.joachimsene.fr/journalecrit/actualite-litteraire-scientifique-numerique-et-sociale-quelques-liens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

