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	<title>Journal Écrit &#187; traduction</title>
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		<title>Un sonnet pour Golden Gate</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 04:39:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[Claro]]></category>
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		<category><![CDATA[vikram seth]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme écrit en couv&#8217;: dans &#171;&#160;la moderne épopée&#160;&#187; D&#8217;alexandrins traduits du tétramètre anglais Par le maître Claro, Vikram Seth ici montre La recherche de quoi ? L&#8217;amour et la vie contre La mort qui frappe mieux que ne peut le bonheur Qu&#8217;on construit (c&#8217;est le drame et le charme) à plusieurs. De la rancune au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/06/deux_acteurs_pas_dans_film_meconnaissable_pris_en_photo_a_la_tele_dscn2749.jpg" alt="deux_acteurs_pas_dans_film_meconnaissable_pris_en_photo_a_la_tele_dscn2749" title="deux_acteurs_pas_dans_film_meconnaissable_pris_en_photo_a_la_tele_dscn2749" width="438" height="292" class="alignnone size-full wp-image-377" /></p>
<p>Comme écrit en couv&#8217;: dans &laquo;&nbsp;la moderne épopée&nbsp;&raquo;<br />
D&#8217;alexandrins traduits du tétramètre anglais<br />
Par le maître Claro, Vikram Seth ici montre<br />
La recherche de quoi ? L&#8217;amour et la vie contre<br />
La mort qui frappe mieux que ne peut le bonheur<br />
Qu&#8217;on construit (c&#8217;est le drame et le charme) à plusieurs.<br />
De la rancune au dogme on lira des tirades,<br />
De vraies photos, du dialogue et des engueulades<br />
De yuppies indécis. Leur vie se laisse lire,<br />
C&#8217;est surtout par le style qu&#8217;on prendra plaisir:<br />
Cinq cent quatre vingt sonnets et en supplément,<br />
Table des matières et remerciements,<br />
Et même le traducteur y va de sa note<br />
Pour expliquer les choix dont ce livre se dote.<br />
<br/><center>*</center><br/><br />
<a href="http://pagesapages.wordpress.com/2009/06/28/golden-gate-de-vikram-seth/">La lecture de pages à pages.</a><br />
<br/><center>*</center><br/><br />
<em>Golden Gate</em>, Vikram Seth, traduit de l&#8217;anglais (Inde) par Claro, Grasset, 340 pages, <a href="http://www.bibliosurf.com/Golden-Gate">20€</a></p>
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		<title>Ecrire des traductions</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 23:58:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecritures]]></category>
		<category><![CDATA[Claro]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[langue source]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Volkovitch]]></category>
		<category><![CDATA[traducteur]]></category>
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		<description><![CDATA[Claro, Volkovitch, le journal d&#8217;un traducteur&#8230; A chaque fois que je lis un essai sur le travail de traducteur, je me sens concerné. Bien que je ne traduise pas cela me parle et je trouve à nourrir ma propre écriture. Je comprends cette contrainte du traducteur devant la recherche du mot juste, la recherche permanente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.joachimsene.fr/journalecrit/wp-content/uploads/2009/02/traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143.jpg" alt="traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143" title="traces2_de_plantes_dans_le_beton_dscn1143" width="438" height="292" class="alignleft size-full wp-image-93" /></p>
<p>Claro, Volkovitch, le journal d&#8217;un traducteur&#8230; A chaque fois que je lis un essai sur le travail de traducteur, je me sens concerné. Bien que je ne traduise pas cela me parle et je trouve à nourrir ma propre écriture. Je comprends cette contrainte du traducteur devant la recherche du mot juste, la recherche permanente et perdue d’avance entre ce qui sonne mieux et ce dont le sens est le plus proche de. Je lis <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article132" target="_blank"><em>Babel &#038; Blabla</em></a>, et pour Volkovitch, la musicalité de la « langue cible » est primordiale.</p>
<p>Quand Claro <a href="http://towardgrace.blogspot.com/2009/02/aux-ecrivains-la-patrie-meconnaissante.html" target="_blank">interroge</a> la place du traducteur dans le domaine délimité par la formule « littérature française », sa question appelle l’absence du traducteur dans ce groupe généralement admis comme étant des « écrivains ». C’est vrai pour toutes les langues, je ne connais le nom d&#8217;aucun traducteur anglais alors que je peux citer des dizaines d&#8217;auteurs. Si je connais des traducteurs français c&#8217;est parce que je prends le temps de lire sur les pages intérieures (ou la couverture quand c&#8217;est présent) le nom de la personne qui a traduit, qui a choisit patiemment les mots que je vais lire. Et encore je ne connais pas autant de noms de traducteurs que j’ai lu d’auteurs anglais, j’en ai oublié en route et je me rends compte que de mémoire comme ça, pour faire le test, il m’en reste peu : Christine Le Bœuf, <a href="http://www.echo62.com/actu.asp?id=2259&#038;cat=divers" target="_blank">Freddy Michalski</a>, Michel Demuth, Marianne Véron. Mais la plupart du temps le traducteur n’a pas de nom, à peine une existence. Volkovitch : « le nom du traducteur, pour certains [éditeurs], est aussi bienvenu sur la couverture qu’un Noir dans un bus pour Blancs dans l’Alabama des années 50 ». Un exemple, je lisais dans TINA (papier) la « veille » sur <em>Against the day</em> de Thomas Pynchon : pas un mot du traducteur (Claro justement). (mais <a href="http://revuetina.blogspot.com/2008/05/thomas-pynchon.html" target="_blank">en ligne</a> si)</p>
<p>Quand Volkovitch compare les différentes <em>Odyssées </em>françaises, il montre bien que traduire c&#8217;est écrire et que les lecteurs français seraient différents s&#8217;ils avaient lu d&#8217;autres livres, traduits donc, que ceux qu&#8217;ils ont lus. Les anglais qui traduisent le français nous sont inconnus, et pourtant, depuis que j&#8217;ai lu <em>Babel &#038; Blabla</em>, je ne peux m&#8217;empêcher de penser que lire <em>A void</em> de Adair est sûrement une expérience aussi intéressante que de lire <em>La disparition</em> de Perec. J&#8217;aimerais aussi lire des traductions en anglais du <em>Bateau ivre</em>, ou de <em>Voyelles</em> : le traducteur aura-t-il des descriptions différentes de ces voyelles qui, dans sa langue, sont différentes ? Peut être Michel Volkovitch l&#8217;a-t-il déjà traduit en grec ? Je pense que ce défi lui plairait. J&#8217;aimerais alors lire sa re-translation en français mot à mot ! Et en anglais, peut-on dire du E qu’il est white ? Serait-il plutôt green ? Tout ça pour dire que séparer le travail de traducteur de celui d&#8217;écrivain me paraît désormais absurde.</p>
<p>Maintenant, après avoir lu ces théories de la traduction, leurs exemples, et que je pense écriture, je me dis que la réécriture doit être comme ça, un peu de la traduction. Mais comment se traduire soi-même du français au français ? Ce que je fais, je laisse reposer mes textes. Quand je ne le fais pas, c&#8217;est catastrophique et, au bout du compte il faut bien que je laisse tranquille le texte après m’être rendu compte de mon erreur. Car il faut que je lise le texte d&#8217;un autre et cet autre qui a écrit vivait il y a six mois, un an, me ressemblait, il a bâclé son travail et je dois m’y coller. Avec le temps et l’oubli, je mets à distance. Le texte que je lis n&#8217;est plus parasité par l&#8217;intention que j&#8217;avais en écrivant. Ne reste que l&#8217;important, que je peux corriger et améliorer sans états d’âmes : les mots et leur musique.</p>
<p>Feuilleter un extrait de <a href="http://www.publie.net/tnc/spip.php?article132" target="_blank"><em>Babel &#038; Blabla</em></a> de Michel <a href="http://www.volkovitch.com" target="_blank">Volkovitch</a>.<br />
Feuilleter un extrait de <a href="http://publie.net/tnc/spip.php?article99" target="_blank"><em>Violence et traduction</em></a> de <a href="http://towardgrace.blogspot.com/" target="_blank">Claro</a>.<br />
<a href="http://journalduntraducteur.wordpress.com/" target="_blank">Le journal d’un traducteur</a></p>
<p>Le titre de cette note vient de la phrase d&#8217;Emmanuel Hocquart, cité par Claro :</p>
<blockquote><p>Emmanuel Hocquard a eu [...] cette excellente formule – et ici « formule » est à prendre au sens rimbaldien, profondément chimique : « Je ne traduis pas : j’écris des traductions. ».</p></blockquote>
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