There is no alternative
24 02 2009 | Publié dans Lectures | 4 Commentaires

Vrai, TINA a le pouvoir d’être exigeante.
Vrai, TINA pourrait éviter certaines proses quasiment indigentes.
Vrai, TINA publie aussi des pages intéressantes, voire importantes.
Vrai, TINA 1 m’a fait découvrir et aimer Claude Closky, Patrick Bouvet (revisite la langue-média en la révélant – voir plus bas), et la lettre à TINA de Christian Salmon sur la littérature.
Vrai, TINA m’a surpris en publiant des textes à thèses, ou à idées, oubliant le style.
Vrai, TINA a tout un dossier sur la littérature occupée.
Vrai, TINA 2 a fait fort avec Gaëlle Obiegly et fort aussi avec ce dossier réflexion sur l’art contemporain et sa marchandisation. C’est dans le texte Associates Consulting qui accompagne Martin Le Chevalier dans son introduction artistique sur le marché de l’art, très concurrentiel. Amusant et ironique, le benchmarking des livres goncourisés et autres, sous forme de graphes hexagonaux où six axes gradués partent du centre vers les six sommets, chaque sommet étant la note maximale pour un critère (travail de la langue, inscription dans l’histoire littéraire, page turnability, originalité du sujet, rapport au réel, capacité à divertir…) ; les notes reliées ensemble donnent une forme géométrique, une aire qui permet en coup d’œil de se rendre compte de la qualité globale, forces et faiblesses, de ces œuvres médiatisées, récompensées, exactement comme on trouve parfois des tests d’appareils photos, de téléviseur, de téléphones (qualité de l’écran, qualité du son, prix, …) ; de marchandises.
Vrai, j’ai envie de recopier-coller ceci :
Patrick Bouvet, Redéploiement
désengagement
baisse
redéploiement
le porte-parole a martelé
les visages
il y a de nouveaux espaces
à occuper
Vrai d’autres extraits je m’abstiens.
Vrai, TINA 3, je m’attends à ce que tu sois encore plus pointue sur le style, si j’ose dire.
A suivre ici et là.
Et puis chaque numéro est un très bel objet vendu avec son marque page du même thème photographique que la couverture du numéro. Ça ne gâche rien.
Adeline Grais-Cernea, Benchmarking, Chloé Delaume, Christian Salmon, Claude Closky, Dominiq Jenvrey, Émilie Notéris, Emmanuelle Pagano, Éric Arlix, Gaëlle Obiegly, Guy Tournaye, Ian Soliane, Jean-Claude Moineau, Karoline Georges, La littérature occupée, Les Mains gamines, Lutz Bassmann, Lydie Salvayre, marchandisation de la culture, Margaret Thatcher, Martin Le Chevallier, Maryline Desbiolles, Nina Yargekov, Pascale Casanova, Patrick Bouvet, Philippe Joanny, République bananière des Lettres, revue littéraire, Sandy Amerio, There is no alternative, TINA, Tuer Catherine, Vito Acconci

4 commentaires ↓
\TINA pourrait éviter certaines proses quasiment indigentes\
lesquelles please ?
la critique et l’insulte ne peuvent être imprécises
C’était principalement pour la rime (désolé, donc, pour la force du mot « indigente ») ; mais c’est vrai que j’ai du mal avec je pense les mêmes que Nathalie Quintane quand elle dit «des textes de la partie « création », certains sont vifs, d’autres un peu fatigués»(1), à savoir, Lutz Bassmann, le Damiansky code et de tête pour les autres je n’ai pas les noms… Mais c’est vrai que c’est « 1977 ans avant la révolution mondiale » qui m’a le plus stupéfait.
Bref, ce qui compte, et pourquoi je m’attarde plus dessus, ce sont les textes qui m’ont fait aimer T.I.N.A., pas vrai ?
(1) http://www.sitaudis.com/Parutions/la-revue-tina-numero-1.php
Antoine Volodine (alias Lutz Bassman) un peu fatigué ? faut pas déconner, son dernier livre est remarquable, je pense plutôt que Nathalie Quintane est peu fatiguée, sitaudis aussi, un peu trop vingtième siècle pour moi.
Yargekov, Closky, Bouvet, Pagano m’ont laissé plus que Bassman et je voulais passer rapidement sur ce qui m’a déplu, et me concentrer sur ce qui est positif, et sans vouloir insulter personne — d’ailleurs j’ai réécris mon commentaire qq minutes avant votre deuxième réponse précisant simplement que « c’était principalement pour la rime (désolé, donc, pour la force du mot “indigente”) ; mais[...] »
Pour le texte de Volodine/Bassman je ne l’ai pas là tout de suis sous la main mais je pourrais vous envoyer par mail des extraits qui m’ont donné cette impression, si vous le souhaitez. A vrai dire je n’ai jamais lu Volodine et ignorais totalement ses différents pseudonymes, me contentant du texte dans TINA pour en dire quelque chose ; mais je suis tout prêt à être conseiller sur un de ses livres pour commencer !
Pour finir j’espérais que mon article laisse cette impression : que j’attends impatiemment les autres T.I.N.A !
Mais peut-être suis-je dans un passe un peu négative ?
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