• Cette image forte m’est restée, tout ce que j’ai ensuite appris de ce jour-là s’est accroché sur elle. (...)
  • Un rêve obsédant. Nous sommes tous à table. "Nous" ? Oui, simplement "nous", mais beaucoup. Nous partageons (...)
  • Comment situer certaines écritures actuelles parce que publiées maintenant, dans le phénomène médiatique de (...)
  • Dans ce rêve je marche le long d’un grillage qui me sépare d’un camping. Assise sur une chaise pliante métal (...)

Derniers textes

  • Revenir là où on n’en a pas fini d’aller, par Jean Prod’hom

    3 septembre
    Cette image forte m’est restée, tout ce que j’ai ensuite appris de ce jour-là s’est accroché sur elle. Jean-Loup Trassard, La Déménagerie, 2004 Poivrons, pommes, courgettes et aubergines au croisement du Valentin et de Riant-Mont, abricots, oignons et cerises, fraises et melons au gré des saisons, c’était notre Sicile à nous, celle de Zappelli, un modèle réduit de Borgo Vecchio, une île exotique au pied de locatifs en cale sèche et de studios modernes vieillis prématurément. L’homme ouvrait son (...)
  • Rêve satiété

    29 août
    Un rêve obsédant. Nous sommes tous à table. "Nous" ? Oui, simplement "nous", mais beaucoup. Nous partageons des plats, de grands plats en sauce, il y a de la terre sur la table, nous mangeons en nous servant, en servant les autres, c’est une fête, une communion, presque. Et puis bondissent, depuis leurs chaises, quelques excités, ils sont peu, mais très énervés, ils parlent fort, occupent l’espace, il faut s’arrêter de manger un moment pour les regarder (que faire d’autre ?). Ils baisent dans les (...)
  • Sortie de la rentrée

    29 août
    Comment situer certaines écritures actuelles parce que publiées maintenant, dans le phénomène médiatique de rentrée littéraire ? Les livres imprimés cet été et en rayons maintenant, les blogs en ligne maintenant, comme pendant l’été, comme avant l’été, et quelques nouveaux aussi peut-être. La "rentrée littéraire" semble ne concerner que les livres papiers neufs vendus en librairie. Il existe d’anciens livres, je veux dire qui ont plus de deux mois, plus de deux ans, plus de vingt ans, plus de deux cent ans, (...)
  • Rêve de camping

    26 août
    Dans ce rêve je marche le long d’un grillage qui me sépare d’un camping. Assise sur une chaise pliante métal et toile, à côté d’une caravane modèle familial, à l’ombre des acacias, Chloé Delaume. Elle porte une longue robe noire, d’immenses lunettes noires recouvertes d’horloges, et allume clope sur clope. Je ne vois pas où elle regarde. De la caravane sort Pierre Guyotat, T-shirt bermuda sandales, une bible à la main. Au loin sonne un clocher et aussitôt, saisi d’une angoisse, je me demande : (...)
  • Rêve récurrent, en train

    25 août
    Encore ce rêve. C’est l’été, je suis dans un train qui file à toute allure à travers la Touraine, collines de vignes et de blés, ciel bleu, à mes côtés dans le compartiment : Pierre Bergounioux et Pierre Michon. Nous allons tous les trois à la rencontre de François Bon qui, sans explication et très naturellement, s’appelle Pierre Bon dans ce rêve. Le train est un vieux TER aux sièges en simili cuir fatigués, aux couleurs de marron et d’orange, ternes sur du plastique encore brillant, avec de la moquette (...)
  • Rêve de grillage

    21 août
    C’est un rêve de grille, de grillage, de frontière et de liberté. C’est un grillage au milieu d’un champ d’herbes, c’est un grillage vert et haut, c’est un grillage le long duquel je marche en glissant ma main dessus. C’est un grillage à carreaux losanges plastifiés verts. Je sais que le grillage est électrifié mais j’ai confiance et puis il y a du plastique (même si l’instant d’après cette pensée rêvée le métal est nu.) Sur chaque segment de ce grillage (sur chaque côté d’un losange) sont griffonnés des (...)
  • Exode

    20 août
    Dans un vieux carnet je retrouve, daté 21 mars 2003 : La télé boucle des Palais illuminés. Dans un salon des hommes répètent : La paix, ça résout rien. Dans la rue, un amalgame de gens défilent : La guerre, ça résout rien.
 Ma famille a connu la guerre. Mes rêves sont sans fusil. Quelque part, on tranche des mains. Le sang remplira demain un puits dans le désert. Ils crieront Démocratie. 
Devant chez moi aussi, roulent les tanks, s’envolent
 les missiles : ils sortent de l’usine. Qu’ajouter (...)
  • Un mois

    20 août
    Un mois de vacances, cet été. Pendant, quelques textes, projets, certains publiés. Le Convoi des Glossolales conduit par Anthony Poiraudeau, que j’ai rejoint depuis le 19 juillet, et l’atelier de Pierre Ménard d’après Le livre des peurs primaires de Guillaume Vissac, paru chez Publie.net.

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