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1er juillet 2011
Je vais crever. Il va me manger. Il a déjà dévoré certains de mes potes. Ceux qui ont eut la chance de ne pas composer son dîner se terrent dans les recoins de cette obscure grotte sans issue. Même toi, notre chef, l'imbécile qu'on n'aurait jamais dû suivre, tu te planques comme un rat. L'infortune est notre unique compagne, la certitude de finir en purée d'os notre désespérant avenir. D'habitude, (...)
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5 avril 2011
Difficile, ici, d'extraire ces Entrées (en élément, en corps, en l'autre, en poésie, en homme, en mort), non seulement en raison de la typographie, de la mise en page, particulières et difficiles à reproduire sur une page web, mais aussi parce que cette poésie résonne, pour moi, parfois, par phrases. Leur écho peut se répercuter à des pages de distance, j'ai lu ce livre comme quelque conte épique, une (...)
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4 mars 2011
Haydigan' buta contre un os. Désert soudain vertical, une colonne d'os contre son propre corps, Haydigan' lève les yeux : os sur os superposé, blancheur verticale, des sables aux nuages.
Haydigan' se souvint qu'enfant on lui avait conté l'histoire de cette fille à la voix pâle. On connaissait sa voix, on ignorait son visage. Prisonnière au haut d'une tour, seul son chant s'échappait.
Haydigan' se (...)
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24 janvier 2010
« Le nom sur le bout de la langue, c’est la nostalgie de ce qu’elle n’étreint pas. Cette nostalgie est première parce que ce manque du langage chez les hommes est premier. » Pascal Quignard, Le nom sur le bout de la langue, Folio.
S'il devait avoir le premier rôle, ce serait un objet magique. Un objet dont la beauté incontestable n'aurait d'égal que les réflexions sans fin qu'il susciterait, rien (...)