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3 mai
Elle resta ainsi, immobile et silencieuse, sur le pas de la porte, incapable d’avancer. Devant elle, l’immense pièce s’ouvrait, aveuglante tant par sa taille que par le déluge de lumière inondant chaque recoin. Les interminables baies vitrées lui faisant face diffusaient à grand fracas l’éclatante lueur d’un après-midi resplendissant, et dans ce bain éblouissant que décuplait encore le sol blanc et les (...)
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23 février
Ma rue d’il y a dix ans, à Clichy-la-Garenne, rue d’Estiennes d’Orves, le matin est bruyante de la rue Martre et du boulevard Jean Jaurès, toutes deux à sens uniques, contraires, l’une l’artère, l’autre la veine de la ville. Je sors de mon immeuble, dont la porte cochère est au centre exact de cette section de rue mesurant cent-sept mètres, comprise entre la veine et l’artère. Je me dirige, à droite, (...)
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30 novembre 2011
21 novembre 2011
Dans le cadre de mon activité pro, j'émets des devis, des factures, sur lesquelles figurent des adresses.
Aujourd'hui une adresse, connue, chère, l'enfance qui remonte, la maison de grands-parents disparus, souvenirs de plus de vingt ans, bientôt trente — mais jusque là, s'ils venaient, c'était sans plus d'émotion car la mémoire difficile, ils ne revenaient pas sans nourriture qui (...)
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29 août 2011
28 août 2011
L'impression de déjà-vu semble quelquefois frôler la peau. C'est la température particulière de septembre en août, complexe car fraîche sur l'épiderme mais douce en profondeur. C'est la couleur du ciel à cette heure et le parfum particulier de la rue le matin, mélange d'humidité résiduelle d'une pluie que je n'ai pas vue et d'évaporation ralentie rendant l'atmosphère humide.
C'est par ce (...)