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3 octobre 2011
C’est une place de ville au sol de vieux pavés, ombragée de marronniers centenaires. C’est le milieu de l’été, bientôt la fin à vrai dire et les marronniers sont malades, leurs feuilles commencent déjà à se cloquer : la mineuse veut devenir papillon et son espèce tuera l’arbre, c’est ainsi, et les feuilles malades tomberont bien avant les saines.
Cette place est aussi une terrasse royale, offrant le (...)
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28 janvier 2011
Tant qu’il y aura le regard soupçonneux aux sourcils surligneurs, tant qu’il y aura les épaules de biais, tant qu’il y aura le haussement des paupières, tant qu’il y aura la course des doigts sur les replis d’un vêtement, tant qu’il y aura l’oreille grattée à prononcer ce nom, tant qu’il y aura le front plissé de jugements, tant qu’il y aura la poignée de main molle et l’hésitation à serrer, tant qu’il y (...)
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28 janvier 2011
Rien à dire, rien à répondre, rien à signaler que l’orage et la pluie, rien que ces souvenirs fugaces où coule le fleuve de silence, y éplucher les fruits de l’affût tombés trop mûrs de la branche orpheline, laisser ça aussi : le regard croisé, le souffle bas, les épaules qui replient le torse pour le ranger dans un tiroir ; et laisser ça aussi : le pas fuyant qui s’approche, la pensée qui s’échappe avant (...)
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28 janvier 2011
Emportée par un panneau publicitaire qu’emportait le vent.
Nathalie Pages vécut sa dernière heure, en pensant au taf.
Ses dernières paroles : « mais si, j’ai le temps de doubler. »
C'est la veille de passer son permis poids lourd qu'elle fut mortellement renversée par un scooter.
Les cheveux bien attaché par une broche, et l'élastique, mal fixé au viaduc.
Plus qu’un chapitre, plus de batterie : (...)