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28 janvier 2011
Il y a un grand charme à quitter au petit matin une ville familière pour une destination ignorée. La rue habituellement klaxonnante, au mieux ronflante de la rage pressée et contenue des moteurs, les trottoirs piétinés où chacun est un obstacle pour l’autre, la rumeur de fond plus lointaine de la ville, dont l’intensité peut donner seule une idée de l’heure qu’il est, tout cela était, ce matin-là d’été, remplacé par l’atmosphère humide et fraîche, lente à s’évaporer, qu’une aube jaune peinait à dissiper. (...)
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24 janvier 2010
« Le nom sur le bout de la langue, c’est la nostalgie de ce qu’elle n’étreint pas. Cette nostalgie est première parce que ce manque du langage chez les hommes est premier. » Pascal Quignard, Le nom sur le bout de la langue, Folio.
S'il devait avoir le premier rôle, ce serait un objet magique. Un objet dont la beauté incontestable n'aurait d'égal que les réflexions sans fin qu'il susciterait, rien qu'au regard. Ce serait donc une œuvre d'art. Un objet dont chacun aurait l'usage quotidien le plus (...)
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23 janvier 2010
Il fait chaud ici. Et c'est un peu sombre aussi. Allez, rapproche-toi, quand il fait sombre comme ça, je parle tout bas. Depuis que la source est tarie, je trouve qu'il fait chaud. Surtout ici, dans cette... C'est une sorte de grotte. Ça résonne un peu. Les murs sont secs. Rapproche-toi, écoute-moi. Tu vois là-bas ? La lumière passe par l'entrée, tout bas, comme moi qui te parle.
Alors, cette source est tarie ? On aurait envie de savoir comment c'est arrivé. Peut-être même pourquoi c'est arrivé. (...)