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	<title>Fragments, chutes et cons&#233;quences.</title>
	<link>http://joachimsene.fr/txt/</link>
	<description>&#8230;atelier ouvert de Joachim S&#233;n&#233;, &#233;criture num&#233;rique&#8230;</description>
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		<title>Brindilles, par Louise Imagine.</title>
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		<dc:subject>&#233;crire le souvenir</dc:subject>
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		<description>Elle resta ainsi, immobile et silencieuse, sur le pas de la porte, incapable d'avancer. Devant elle, l'immense pi&#232;ce s'ouvrait, aveuglante tant par sa taille que par le d&#233;luge de lumi&#232;re inondant chaque recoin. Les interminables baies vitr&#233;es lui faisant face diffusaient &#224; grand fracas l'&#233;clatante lueur d'un apr&#232;s-midi resplendissant, et dans ce bain &#233;blouissant que d&#233;cuplait encore le sol blanc et les murs immacul&#233;s du salon, se dessinait au travers des vitres impeccables le balancement envo&#251;tant des (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/ecrire-le-souvenir" rel="tag"&gt;&#233;crire le souvenir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;biblioth&#232;que&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/IMG/arton446.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle resta ainsi, immobile et silencieuse, sur le pas de la porte, incapable d'avancer. Devant elle, l'immense pi&#232;ce s'ouvrait, aveuglante tant par sa taille que par le d&#233;luge de lumi&#232;re inondant chaque recoin. Les interminables baies vitr&#233;es lui faisant face diffusaient &#224; grand fracas l'&#233;clatante lueur d'un apr&#232;s-midi resplendissant, et dans ce bain &#233;blouissant que d&#233;cuplait encore le sol blanc et les murs immacul&#233;s du salon, se dessinait au travers des vitres impeccables le balancement envo&#251;tant des feuillus du jardin&#8230; Quelques meubles &#224; peine, perdus dans la clart&#233; du lieu. Un long canap&#233; en cuir sombre patin&#233; par le temps, pos&#233; l&#224; au milieu de la pi&#232;ce et faisant face &#224; la nature, semblant inviter quiconque &#224; venir s'y poser et admirer, tel un tableau impressionniste chaque seconde r&#233;invent&#233;, la majestueuse et mouvante beaut&#233; du jardin. Sur le mur droit, &#224; c&#244;t&#233; de la porte menant aux cuisines, une large biblioth&#232;que s'&#233;tirant jusqu'au plafond, rayonnages poussi&#233;reux et d&#233;sertiques, o&#249; se perdaient quelques rares livres, &#233;chou&#233;s face contre le bois &#233;pais.&lt;br/&gt;
Tout au fond de la pi&#232;ce &#224; gauche devant l'antique chemin&#233;e de marbre, une silhouette sombre, poings serr&#233;s plong&#233;s dans les poches de son pantalon, carrure large, qu'elle reconn&#251;t &#224; la seconde m&#234;me, bien qu'il se f&#251;t &#233;coul&#233; des ann&#233;es depuis leur derni&#232;re rencontre. Tignasse &#233;b&#232;ne aux boucles souples et indisciplin&#233;es, t&#234;te pench&#233;e en avant, probablement perdue dans ses pens&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pieds nus, elle avan&#231;ait, la fra&#238;cheur du carrelage sous ses orteils. Elle avan&#231;ait avec la sensation d&#233;concertante que le pr&#233;sent se fondait &#233;troitement au pass&#233;, ses pas se m&#234;lant &#224; tous ceux de son enfance, l&#224; sur le sol blanc mille et une fois arpent&#233;. Elle, courant le rejoindre, furieuse, alors qu'il s'amusait seul dans le jardin, elle, d&#233;talant de toute la force de ses petites jambes en grands &#233;clats de rire alors qu'il la poursuivait, elle et lui, silencieux, main dans la main assis religieusement devant l'&#226;tre br&#251;lant et son magique rougeoiement, elle, pleurant &#224; chaudes larmes et ses bras pour la r&#233;conforter. Elle &#224; pr&#233;sent, robe rouge flottant tout autour d'elle, c&#339;ur rouge battant furieusement de se retrouver ici, avan&#231;ant sans bruit au travers de cette pi&#232;ce vide, elle qui avait pourtant jur&#233; crach&#233; de ne plus revenir. Elle, pieds nus sur le carrelage froid, redevenant simultan&#233;ment b&#233;b&#233;, enfant, adolescente alors que ses souvenirs l'assaillaient, alors que les parois tout autour d'elle paraissaient fondre et s'impr&#233;gner tour &#224; tour des tapisseries qui l'avaient vu grandir.&lt;br/&gt;
Peut-&#234;tre ne l'entendit-il pas arriver, en tout cas, il ne fit pas le moindre mouvement&#8230;&lt;br/&gt;
Elle marcha jusqu'&#224; lui, tenant avec d&#233;licatesse entre ses doigts fins les brindilles qu'elle avait m&#233;ticuleusement collect&#233;es avant de venir, elle marcha jusqu'&#224; lui, sans quitter des yeux ses larges &#233;paules, se rapprochant peu &#224; peu et discernant enfin, lorsqu'elle fut suffisamment pr&#232;s, la large cicatrice qui parcourait sa nuque de part en part. Et en un souffle, y posa un baiser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis elle se pla&#231;a &#224; son c&#244;t&#233; droit, leurs &#233;paules parfaitement align&#233;es &#224; pr&#232;s d'un m&#232;tre l'une de l'autre. L'esprit d&#233;sesp&#233;r&#233;ment embrum&#233;, il lui semblait maintenant qu'elle avait eu tort de r&#233;pondre &#224; sa lettre et de venir le rejoindre, tort de renier la promesse qu'elle s'&#233;tait faite. &#192; pr&#233;sent qu'elle se baissait pour tenter de compl&#233;ter ce qu'il avait d&#233;j&#224; commenc&#233;, elle se prit &#224; craindre que sa m&#233;moire ne la l&#226;ch&#226;t, l&#224;, lamentablement, croire qu'il lui serait impossible de se souvenir tant elle avait voulu oublier&#8230; Un frisson lui parcourut l'&#233;chine et la luminosit&#233; environnante n'en br&#251;la que plus intens&#233;ment ses prunelles. Elle ferma les paupi&#232;res, tant pour retenir les larmes qui mena&#231;aient de perler que pour plonger profond&#233;ment en elle, tout au fond, au loin, l&#224;-bas o&#249; elle avait pourtant jur&#233; de ne plus aller. O&#249; vibraient les t&#233;n&#232;bres. Comme munis d'une vie propre et autonome, ob&#233;issant &#224; un ordre ancestral et sacr&#233;, ses doigts assembl&#232;rent les brindilles, l'une apr&#232;s l'autre, avec une dext&#233;rit&#233; qu'elle croyait &#233;vanouie &#224; jamais. Dans le silence lumineux de l'immense pi&#232;ce, alors que ses l&#232;vres murmuraient Les Paroles Anciennes, l'air ralentit imperceptiblement l'agitation de chacun de ses atomes, le temps lui-m&#234;me sembla se figer, les feuilles vein&#233;es de s&#232;ve, balanc&#233;es par la brise, s'immobilis&#232;rent en un fr&#233;missement surpris. Plus rien d'autre qu'eux deux ne pouvait bouger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Code enfin reconstitu&#233;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_150 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.joachimsene.fr/txt/IMG/jpg/Vase-co-PourLouiseImagine-brindilles-xl.jpg' width='500' height='376' alt=&quot;&quot; style='height:376px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/2012/04/claudine-sales-httpcolorsandpastels.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants de mai 2012&lt;/a&gt;, des mots et des images puisque vous venez de lire un texte de &lt;a href=&quot;http://louiseimagine.me/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Louise Imagine&lt;/a&gt;, accompagn&#233; d'une photo que je lui ai envoy&#233;, et bien s&#251;r l'op&#233;ration inverse, &lt;a href=&quot;http://wp.me/pE9rZ-hT&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mon texte chez elle&lt;/a&gt; avec sa photo (dans laquelle j'avais rat&#233; les poules, mot rattrap&#233; &lt;a href=&quot;http://joachimsene.fr/txt/ce-serait/article/en-bas&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt; !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres photos de &lt;a href=&quot;http://louiseimagine.me/#b2b/flickr&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Louise Imagine par l&#224;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Offre d'emploi, par Edgar Kosma</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/article/offre-d-emploi-par-edgar-kosma</link>
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		<dc:subject>identit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>

		<description>Jeune start-up innovante active dans le secteur prometteur de la reconnaissance faciale recherche un(e) assistant(e) administratif(ve) pour son nouveau pool &#171; HR &#187;, sous la direction du (de la) nouveau(elle) directeur(trice) &#171; HR &#187;. Profil Vous &#234;tes ambitieux(se) mais ne vous imaginez toutefois pas gravir les &#233;chelons de la soci&#233;t&#233; plus rapidement que votre sup&#233;rieur(e) hi&#233;rarchique direct(e). Vous avez le contact facile, poss&#233;dez des qualit&#233;s humaines ind&#233;niables que vous n'exploitez que dans le (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeune start-up innovante active dans le secteur prometteur de la reconnaissance faciale recherche un(e) assistant(e) administratif(ve) pour son nouveau pool &#171; HR &#187;, sous la direction du (de la) nouveau(elle) directeur(trice) &#171; HR &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Profil&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes ambitieux(se) mais ne vous imaginez toutefois pas gravir les &#233;chelons de la soci&#233;t&#233; plus rapidement que votre sup&#233;rieur(e) hi&#233;rarchique direct(e).&lt;br/&gt;
Vous avez le contact facile, poss&#233;dez des qualit&#233;s humaines ind&#233;niables que vous n'exploitez que dans le cadre strict de votre fonction.&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes capable de reconnaitre vos erreurs m&#234;me si vous n'en &#234;tes pas responsable. Vous ne rejetez jamais la responsabilit&#233; sur votre sup&#233;rieur(e) hi&#233;rarchique direct(e), m&#234;me si vous en avez la preuve irr&#233;futable, et encore moins en pr&#233;sence de collaborateurs(trices).&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes pr&#234;t(e) &#224; commencer t&#244;t, &#224; ne prendre que de courtes pauses et &#224; partir tard. Vous ne comptez pas le temps qui passe et ne faites pas toute une histoire d&#232;s qu'une heure suppl&#233;mentaire n'est pas pay&#233;e. Vous gardez en m&#233;moire que tout cela n'est jamais que du temps et non de l'argent.&lt;br/&gt;
Vous avez le go&#251;t de la caf&#233;ine plus que de la verveine mais sans trop forcer non plus car on vous engage (peut-&#234;tre) pour vous d&#233;passer et certainement pas pour passer votre temps &#224; la machine &#224; caf&#233; &#224; raconter vos soir&#233;es TV qui n'int&#233;ressent ni vos coll&#232;gues ni votre sup&#233;rieur(e) hi&#233;rarchique direct(e).&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes conscient(e) que vous avez encore beaucoup de choses &#224; apprendre et &#224; prouver avant de pr&#233;tendre &#224; une &#233;ventuelle augmentation salariale et autres avantages extra-l&#233;gaux.&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes capable de vous retirer sans broncher lorsqu'on n'a plus besoin de vous et &#234;tes disponible sur le champ si jamais on vous rappelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comp&#233;tences&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes capable d'utiliser les logiciels bureautiques les plus courants (ce n'est de toute fa&#231;on pas bien compliqu&#233;) et n'en faites pas tout un plat s'il s'av&#232;re que vous les utilisez plus efficacement, ou plus rapidement, que votre sup&#233;rieur(e) hi&#233;rarchique direct(e) qui poss&#232;de par ailleurs beaucoup plus d'exp&#233;rience que vous en de fort nombreuses mati&#232;res.&lt;br/&gt;
Vous parlez couramment l'anglais, l'espagnol et l'allemand mais uniquement sur demande. Le reste du temps, vous travaillez. Dans le silence.&lt;br/&gt;
Vous &#234;tes flexible et polyvalent, dispos&#233;(e) &#224; apprendre sur le tas et, le cas &#233;ch&#233;ant (et la plupart du temps), &#224; travailler sans apprendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Valeurs&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Vous pensez que la famille est une chose qui doit rester &#224; la maison tandis que le travail est une chose qui peut s'emporter &#224; la maison ou en vacances.&lt;br/&gt;
Vous pensez qu'Internet est une formidable source de revenus et non un immense terrain de jeu.&lt;br/&gt;
Vous pensez que le combat syndical n'a d'autre but que de freiner le d&#233;veloppement naturel de l'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Int&#233;ress&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Envoyez votre CV &#224; job@inyourface.com. Africains (peu importe o&#249;), femmes voil&#233;es (simple ou int&#233;gral) et pas s&#233;rieux, s'abstenir.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;asterisque&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous venez de lire un &#233;change de bureau avec Edgar Kosma, &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504677/de-ses-dix-doigts&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;quoi&lt;/a&gt; de plus normal, en ce jour des &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/2012/03/liste-vases-communicants-davril-2012.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants d'avril 2012&lt;/a&gt; o&#249; j'&#233;cris &lt;a href=&quot;http://onlit.net/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=601:un-moment-calme&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;moi-m&#234;me&lt;/a&gt; donc &lt;a href=&quot;http://www.edgarkosma.com/index.php?option=com_k2&amp;view=itemlist&amp;layout=category&amp;task=category&amp;id=5&amp;Itemid=17&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;chez lui&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lichen, par Maryse Hache</title>
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		<description>joachim s&#233;n&#233; utilise le mot lichen dans un texte et le dit sur twitter / je le lis / attendre que le mot lichen se d&#233;plie le laisser d&#233;poser / lichen &#224; l'oc&#233;an approche d'algues brunes et vertes chevelures / et si &#231;a faisait lien dans un vase de f&#233;vrier / &#224; l'arrache de temps qui reste / nous prenons langue c'est dit lichen / attendre / laisser d&#233;poser / quelque chose d'autre &#224; l'approche / images miennes des lichens sur pierre : vall&#233;e de chevreuse / bord de mer / bord de routes / lichen de bord / (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/oulipo" rel="tag"&gt;oulipo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/campagne" rel="tag"&gt;campagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/twitter" rel="tag"&gt;twitter&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/IMG/arton414.png&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&quot;text-align:right&quot;&gt;
joachim s&#233;n&#233; utilise le mot &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; dans un texte et le dit sur twitter / je le lis / attendre que le mot &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; se d&#233;plie le laisser d&#233;poser / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; &#224; l'oc&#233;an approche d'&lt;a href=&quot;http://www.auxbordsdesmondes.fr/spip.php?article403&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;algues brunes et vertes&lt;/a&gt; chevelures / et si &#231;a faisait lien dans un vase de f&#233;vrier / &#224; l'arrache de temps qui reste / nous prenons langue c'est dit
&lt;p&gt;&lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; / attendre / laisser d&#233;poser / quelque chose d'autre &#224; l'approche /&lt;/p&gt; &lt;p&gt;images miennes des &lt;i&gt;lichens&lt;/i&gt; sur &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/fragments/poesie/article/tant-qu-il-y-aura-8&quot; class='spip_in'&gt;pierre&lt;/a&gt; : vall&#233;e de chevreuse / bord de mer / bord de routes / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; de bord /&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quelque chose vient sans dire son nom / attendre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; e-sketches en tentatives, rien todo, presque rien, laisser faire, presque muser / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; je m'accroche / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; je m'efface / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; s&#233;n&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;mot &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; bouge aussi dans mot champignon / quelque part &#231;a dit &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; : rencontre entre une algue et un champignon / je prends l'algue il serait le champignon /&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il y a toujours une musique &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; mais pas encore d'identification / attendre&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et soudain &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; s'immisca en un pot &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/fragments/poesie/article/alphabetiques&quot; class='spip_in'&gt;alphab&#233;tique&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#224; bien croquer dans e-txt, fabuleuses gorg&#233;es hors-sol inventaires joyeuset&#233;s kafkawelt lors manducations nuiteuses ou premiers questionnements, roule semenoir, toute urtiqu&#233;e vers world x&#233;criture y zamis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;aristide bordait chaque dragon, esp&#233;rait fort grande hibernation, instant juste k&#233;ros&#233;nique, &lt;i&gt;lichens&lt;/i&gt; monstrueux nouaient ostensiblement planctons quinoas ribambelles sordides ; soudain tous unanimes vir&#232;rent wapitis, xyloph&#233;n&#233;s yaks zapatiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;mais o&#249; &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; / celui qui s'avance masqu&#233; / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; perdu / &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; frissonn&#233; ailleurs qu'en m&#233;moire et rep&#232;re / attendre / le laisser infuser / la musique qui r&#244;de &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; sans dire son nom rythme &#224; quatre temps, quatre syllabes, quatre notes / attendre encore&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; nom d'une maladie ils disent aussi / savais pas / fait &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/fragments/article/la-peur-et-le-travail&quot; class='spip_in'&gt;peur&lt;/a&gt; non /&lt;/p&gt; &lt;p&gt;cette beaut&#233; jaune, ces beaut&#233;s de &lt;a href=&quot;http://www.auxbordsdesmondes.fr/spip.php?article349&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;chevelure&lt;/a&gt;, cette beaut&#233; fragrance mousse de ch&#234;ne, voil&#224; les &lt;i&gt;lichens&lt;/i&gt; que j'pr&#233;f&#232;re et j'veux bien finir en champignon algu&#233; dans un terrain &lt;a href=&quot;http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/-Terrains-pietines-et-ruderaux-.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;pi&#233;tin&#233; et rud&#233;ral&lt;/a&gt; en compagnie d'ombellif&#232;res, gramin&#233;es et vivaces&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et ce &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; cach&#233; qui frappe ces quatre syllabes en r&#233;p&#233;tition &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; / le temps a fait son oeuvre ouverte et offre d&#233;pliement / ce qui semblait secret se r&#233;v&#232;le comme papier photographique d'autrefois / le souvenir p&#226;le prend contraste /&lt;br/&gt;
c'est le titre d'un txt / txt papier avec dessin cach&#233; par papier de soie / c'est un livre, un livre papier / c'est un texte au soleil / c'est un po&#232;te que je lis / c'est un po&#232;te que j'aime / du soleil / des petites rues / du soleil / ... &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; d'&lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2752&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;antoine emaz&lt;/a&gt; / dans un rayon de ma biblioth&#232;que, d&#233;j&#224; un peu surann&#233;e, trouve le livre, le dessin sous papier de soie, c'est gravure d'anna mark, &#233;diteur rehauts / et sur la page blanche, voil&#224; le soleil &#233;crit de ma main crayon noir : l'isle-sur-sorgue&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p class=&quot;asterisque&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous venez de lire un texte de &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/twitter.com/marysehache&quot; class='spip_out'&gt;Maryse Hache&lt;/a&gt;, dont l'aiguis&#233; et m&#233;moriel &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814505315/abyssal-cabaret&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Abyssal Cabaret&lt;/i&gt; est paru chez Publie.Net&lt;/a&gt;. Ce &lt;i&gt;lichen&lt;/i&gt; vient directement de Twitter, contrainte prise au vol, aussi hommage &#224; &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504059/la-science-des-lichens&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la Science des Lichens&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous trouverez mon texte dans &lt;a href=&quot;http://semenoir.typepad.fr/semenoir/2012/02/toilettes-open-space-de-joachimsene-vasescommunicants-f&#233;v-2012.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;le Semenoir&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car aujourd'hui, c'est le jour des &lt;a href=&quot;http://www.scoop.it/t/les-vases-communicants&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants&lt;/a&gt;, les &#233;changes du mois de f&#233;vrier sont &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2012/01/liste-de-fevrier-2012.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;list&#233;s ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>de la rue, par Anne Savelli</title>
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		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>ville</dc:subject>
		<dc:subject>Anne Savelli</dc:subject>
		<dc:subject>fen&#234;tre</dc:subject>

		<description>je ne t'&#233;cris pas du bon c&#244;t&#233; de la rue. C'est l'hiver, la fen&#234;tre de la chambre donne sur le jardin, l'arbre qui me fait face est un trait au fusain, le rideau un paravent, la nuit tombe, je r&#234;ve de papier pliss&#233;. je ne t'&#233;cris pas du bon c&#244;t&#233;. Ici c'est une chambre faite pour le silence, le rire, la famille. Je t'&#233;cris des livres, &#224; partir des livres, voulais-je dire. Je t'&#233;cris d'o&#249; je peux. Je voulais te d&#233;crire la rue. Mais d'o&#249; ? je ne t'&#233;cris pas de la rue. Cette rue est, sans moi, sans que je la (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/" rel="directory"&gt;5. Vases communicants&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/ecrire" rel="tag"&gt;&#233;crire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/anne-savelli" rel="tag"&gt;Anne Savelli&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/fenetre" rel="tag"&gt;fen&#234;tre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/IMG/arton404.jpg&quot; width='150' height='113' style='height:113px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;je ne t'&#233;cris pas du bon c&#244;t&#233; de la rue. C'est l'hiver, la fen&#234;tre de la chambre donne sur le jardin, l'arbre qui me fait face est un trait au fusain, le rideau un paravent, la nuit tombe, je r&#234;ve de papier pliss&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je ne t'&#233;cris pas du bon c&#244;t&#233;. Ici c'est une chambre faite pour le silence, le rire, la famille. Je t'&#233;cris des livres, &#224; partir des livres, voulais-je dire. Je t'&#233;cris d'o&#249; je peux. Je voulais te d&#233;crire la rue. Mais d'o&#249; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je ne t'&#233;cris pas de la rue. Cette rue est, sans moi, sans que je la regarde, est, se sait, se dit, se veut, se raconte inamovible. Inalt&#233;rable, imputrescible, on peut multiplier les adjectifs ce sera toujours : rue de province dans un quartier tranquille dont le reste de la ville r&#234;ve, o&#249; jamais on ne laisse place &#224; un HLM de banlieue. Sans angle mort, sans d&#233;nivel&#233;. &#192; peine des trous dans la chauss&#233;e. Rien de pr&#233;tentieux. Du massif. Les maisons ? Des cubes en attente. Des grilles, des haies, un garage. Rien de sp&#233;cialement d&#233;fensif. Un jour la chauss&#233;e refaite, voil&#224; tout. Cette rue n'est pas la rue, on le voit bien. Ai assez &#233;crit sur la rue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je ne t'&#233;cris pas de l'autre c&#244;t&#233;. Il faudrait se poster &#224; la fen&#234;tre de la cuisine, d'un bureau ou d'une seconde chambre &lt;i&gt;Qu'est-ce que tu fais l&#224;, tu regardes ? Qu'est-ce que tu fais l&#224;, tu &#233;cris ?&lt;/i&gt; et ce serait &#234;tre expos&#233;e. Je t'&#233;cris d'ici, dans le souvenir de cette rue qu'on arpente, &#224; laquelle il faut &#233;chapper. Rue plate, &#224; gauche la quitter pour la gare, &#224; droite pour le centre-ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je t'&#233;cris c'est ce qui compte. Tu sais que je t'&#233;cris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_142 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.joachimsene.fr/txt/local/cache-vignettes/L432xH323/ciel-fils-poteaux-zoom1-vaseco-par-Anne-jan2012-2fa4e.jpg' width='432' height='323' alt=&quot;&quot; style='height:323px;width:432px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;asterisque&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous venez de lire un texte d'Anne Savelli, dont le blog peut vous emmener en ce moment dans le &lt;a href=&quot;http://fenetresopenspace.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;D&#233;cor Lafayette&lt;/a&gt;. Vous pouvez entendre la rare et pr&#233;cise lectrice qu'elle est, en &#233;coutant son &lt;i&gt;Franck&lt;/i&gt; (voir &lt;a href=&quot;http://blog.epagine.fr/index.php/2010/09/anne-savelli-franck-stock-rentree-litteraire-2010/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.liminaire.fr/LIVRE-LECTURE/article/autour-de-franck-anne-savelli-et&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/extraits/article/savelli-anne-franck&quot; class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;) &lt;a href=&quot;http://danslavillehaute.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;dans la ville haute&lt;/a&gt;, ou &#224; l'occasion du Salon de la Revue, &lt;a href=&quot;http://www.liminaire.fr/radio-marelle/Poesie-sur-ecoute-episode-182&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lisant des auteurs d'Ici L&#224;&lt;/a&gt;. Elle me fait la joie d'accueillir mon texte &lt;i&gt;Morceau de rue&lt;/i&gt;, que vous pouvez aller lire &#224; travers &lt;a href=&quot;http://fenetresopenspace.blogspot.com/2012/01/morceau-de-rue-par-joachim-sene.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;l'une de ses fen&#234;tres&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>par Beno&#238;t Vincent.</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/article/par-benoit-vincent</link>
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		<dc:date>2011-11-04T18:27:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JS</dc:creator>


		<dc:subject>&#233;crire</dc:subject>
		<dc:subject>voix</dc:subject>
		<dc:subject>absence</dc:subject>

		<description>* Ce mois-ci pour les Vases Communicants j'&#233;change avec Beno&#238;t Vincent, l'absence de signe. Vous pourrez constater l'absence de mon texte sur son site. La liste des Vases de novembre 2011, par Brigitte C&#233;l&#233;rier.

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/" rel="directory"&gt;5. Vases communicants&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/ecrire" rel="tag"&gt;&#233;crire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/voix" rel="tag"&gt;voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/absence" rel="tag"&gt;absence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;asterisque&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce mois-ci pour les Vases Communicants j'&#233;change avec Beno&#238;t Vincent, l'absence de signe. Vous pourrez constater l'absence de mon texte sur son &lt;a href=&quot;http://www.erohee.net/ail/chantier/joachim-sene/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;site&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste des &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2011/10/liste-novembre-guillaume-vissac-httpwww.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases de novembre 2011&lt;/a&gt;, par &lt;a href=&quot;http://brigetoun.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Brigitte C&#233;l&#233;rier&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bien dedans, par Camille Philibert</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/article/bien-dedans-par-camille-philibert</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/article/bien-dedans-par-camille-philibert</guid>
		<dc:date>2011-06-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>JS</dc:creator>


		<dc:subject>histoire, culture, traditions</dc:subject>
		<dc:subject>fiction</dc:subject>
		<dc:subject>conte</dc:subject>

		<description>Je vais crever. Il va me manger. Il a d&#233;j&#224; d&#233;vor&#233; certains de mes potes. Ceux qui ont eut la chance de ne pas composer son d&#238;ner se terrent dans les recoins de cette obscure grotte sans issue. M&#234;me toi, notre chef, l'imb&#233;cile qu'on n'aurait jamais d&#251; suivre, tu te planques comme un rat. L'infortune est notre unique compagne, la certitude de finir en pur&#233;e d'os notre d&#233;sesp&#233;rant avenir. D'habitude, c'est le clou de la v&#233;rit&#233; que je pr&#233;f&#232;re pour enfoncer les portes ouvertes, mais cette nuit je suis pr&#234;t &#224; tout (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/" rel="directory"&gt;5. Vases communicants&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/histoire-culture-traditions" rel="tag"&gt;histoire, culture, traditions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/fiction" rel="tag"&gt;fiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/conte" rel="tag"&gt;conte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vais crever. Il va me manger. Il a d&#233;j&#224; d&#233;vor&#233; certains de mes potes. Ceux qui ont eut la chance de ne pas composer son d&#238;ner se terrent dans les recoins de cette obscure grotte sans issue. M&#234;me toi, notre chef, l'imb&#233;cile qu'on n'aurait jamais d&#251; suivre, tu te planques comme un rat. L'infortune est notre unique compagne, la certitude de finir en pur&#233;e d'os notre d&#233;sesp&#233;rant avenir. D'habitude, c'est le clou de la v&#233;rit&#233; que je pr&#233;f&#232;re pour enfoncer les portes ouvertes, mais cette nuit je suis pr&#234;t &#224; tout renier pour ne pas finir d&#233;chiquet&#233; par des dents g&#233;antes. M'en sortir. Je donnerai m&#234;me ma langue pour un passage, une ouverture, un trou de souris, n'importe quel &#233;chappatoire qui nous m&#232;nerait &#224; l'air libre. Je tremble. Tente de me chantonner int&#233;rieurement des berceuses de ma nourrice. Si au moins, ces m&#233;lodies pouvaient remplacer les ronflements orageux de l'ogre, les b&#234;lements crisp&#233;s de son troupeau. Moi qui avais choisi de te suivre &#224; cause de ton &#233;loquence, moi qui ne plie devant aucune loi car je ne suis pas un b&#234;lant, prisonnier du n&#233;ant, je regrette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous autant que nous sommes, on va y passer. Maintenant je grelotte sur la paille, sans rien d'autre que mes os et ma chair, comme les huit autres copains. Apr&#232;s tout ce qu'on a vaincu, se retrouver r&#233;duit &#224; finir en bouillie. On &#233;tait pr&#232;s du double quand on est entr&#233; par la grande porte. Malgr&#233; ta r&#233;putation d'homme habile, tu t'es foutu le doigt dans l'&#339;il sur ce coup et tu nous as plant&#233;. Ce lieu &#233;touffant comme une jarre bouch&#233;e va-t-il devenir notre caveau ? La mer bouge-t-elle en ce moment, est-elle facilement navigable, est-ce qu'elle moutonne ? Reverras-tu ton &#238;le et moi le bleu du ciel ? Une &#233;paisse torpeur nous impr&#232;gne. On se recroqueville loin des d&#233;bris poisseux d'os et de tendons. Franchir l'entr&#233;e d&#233;sormais bouch&#233;e par un rocher massif, faut m&#234;me pas y songer. Malgr&#233; tout, une petite lueur s'allume dans mon cerveau p&#233;trifi&#233;, un espoir minuscule, mais quand m&#234;me, celui que tu trouves la possibilit&#233; de nous sortir de cette impasse. Si tu pouvais te concentrer, d&#233;gotter une id&#233;e qui ne soit pas un coup de lance dans l'eau&#8230; Regard opaque, &#233;paules vo&#251;t&#233;es, t'as l'air nase. Affal&#233; sur son pieu, aussi saoul que repus, l'ogre ronfle mais on entend ta voix murmurant &#8211; Revenons &#224; nos moutons, il n'y a que ce monstre qui peut d&#233;placer le rocher. Tous debout et action, on va prendre ce tronc d'arbre, tailler l'extr&#233;mit&#233;, la durcir dans le brasier. Sans faire de bruit. &#8211; Oh, la ferme, tu nous as bien mis dedans, on n'est pas des moutons, je r&#233;plique. Ton brusque regain d'&#233;nergie me cloue le bec &#8211; Regarde la poutre que tu as dans l'&#339;il au lieu de compter la paille qui pique les miens. Allez les gars, on va mettre ce monstre hors d'&#233;tat de nous nuire, mais pas de d&#233;gager la voie. N'oubliez pas : pour prendre le large, faut viser loin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On le cr&#232;ve. Son &#339;il unique. Oui &#231;a, c'est vrai. Ou suis-je pi&#233;g&#233; dans un r&#234;ve qui ignore le r&#233;veil. Dans son immense paupi&#232;re close, &#224; travers sa gigantesque corn&#233;e et son iris violette, souffles courts, de toutes nos forces chancelantes, d'abord on vise. Le pieu, on l'enfonce jusqu'&#224; la garde. Ploc, &#231;a fait ploc, comme une outre qui fuirait. Il hurle. Une mati&#232;re trouble, &#233;cumante, g&#233;latineuse comme de la morve s'&#233;chappe entre ses cils. On a crev&#233; son &#339;il, ploc. Sur ses pieds il bondit en poussant des cris de b&#234;tes sacrifi&#233;es, le sol tremble. Une pluie de mal&#233;dictions et de miasmes s'abat sur nous. &#192; l'aube, apr&#232;s nous avoir traqu&#233; sans r&#233;sultat, l'ogre g&#233;missant pousse le rocher. Si vive est la lumi&#232;re qui p&#233;n&#232;tre et envahit tout l'espace jusqu'&#224; mon recoin, que je n'arrive pas &#224; jeter un regard dehors. La clart&#233; inesp&#233;r&#233;e nous aveugle. Pas envie de m'&#233;tendre sur la fa&#231;on dont on a bern&#233; le monstre pour s'extirper de ce bourbier. Pire que de ramper dans la merde, mais on est pass&#233;. Quand on a embarqu&#233;, un vent piquant a agit&#233; les vagues, ploc, elles se sont creus&#233;es, plus rondes, bouillonnantes. Des blanches comme &#231;a, jamais j'en avais vu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;425&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/KTbdq9xVnpQ?hl=fr&amp;fs=1&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;
&lt;p&gt; &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous venez de lire un texte de Camille Philibert, &lt;a href=&quot;http://les807.blogspot.com/search/label/Camille%20Philibert&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;huit-cent-septiste&lt;/a&gt; aguerrie qui poss&#232;de un blog au nom magnifique : &lt;a href=&quot;http://camillephi.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la pelle est au tractopelle ce qu'est la camomille &#224; camille&lt;/a&gt;, o&#249; vous pourrez lire &lt;a href=&quot;http://camillephi.blogspot.com/2011/06/couteaux.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ma contribution&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait aujourd'hui 1er juillet 2011 les Vases Communicants, liste des &#233;changes &#224; retrouver sur le &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Rendez-vous des Vases&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>par Carine Perals-Pujol</title>
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		<description>vendredi 4 avril, tu t'es pr&#233;cipit&#233; &#224; la librairie l'escalier qui fait l'angle des rues monsieur le prince et casimir delavigne. tu te souviens de la lumi&#232;re &#233;trange, presque fantastique, qui baignait cette fin d'apr&#232;s-midi ; la librairie sentait le bois de noyer &#8211; cette odeur sp&#233;cifique d'une &#233;corce qu'on croit m&#226;cher &#8211; et lorsque la libraire lentement vint s'informer de ton d&#233;sir, un autre homme est pass&#233; devant la boutique, passant anecdotique qui jeta une ombre difforme, r&#233;gl&#233;e sur une affinit&#233; (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/lire" rel="tag"&gt;lire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; vendredi 4 avril, tu t'es pr&#233;cipit&#233; &#224; la librairie l'escalier qui fait l'angle des rues monsieur le prince et casimir delavigne. tu te souviens de la lumi&#232;re &#233;trange, presque fantastique, qui baignait cette fin d'apr&#232;s-midi; la librairie sentait le bois de noyer &#8211;&#160;cette odeur sp&#233;cifique d'une &#233;corce qu'on croit m&#226;cher&#160;&#8211; et lorsque la libraire lentement vint s'informer de ton d&#233;sir, un autre homme est pass&#233; devant la boutique, passant anecdotique qui jeta une ombre difforme, r&#233;gl&#233;e sur une affinit&#233; g&#233;om&#233;trique dont la clef t'&#233;chappa, sur le rayon &#171;&#160;po&#233;sie fran&#231;aise&#160;&#187;.&lt;br/&gt; ce jour l&#224;, tu as achet&#233; ce cahier sur lequel tu as d&#233;cid&#233; &#8211;&#160;une fois rentr&#233; chez toi&#160;&#8211; d'&#233;crire au jour le jour les impressions que ces jours t'auront laiss&#233;es.&lt;br/&gt; tu as aussi fait l'achat d'une carte montrant la ville o&#249; tu devais bient&#244;t aller et que tu connaissais encore mal, et d'un livre, assez &#233;pais, que tu as soupes&#233; sur le quai de la gare (&#160;tandis que tu attendais le train que tu avais d&#233;cid&#233; de prendre quelques heures avant que le soleil ne se couche&#160;) en te demandant s'il te fera le voyage qui te para&#238;tra long sinon. &lt;br/&gt; le samedi 15 mars, il t'&#233;tait arriv&#233; une affaire &#233;trange &#8211;&#160;quelque m&#233;fait dont tu n'avais pas per&#231;u, sur le moment, l'importance qu'il allait prendre. ce jour-l&#224;, lorsqu'enfin tu prends ton train, ta conscience est plus claire; tu ne sais pas encore &#224; quoi attribuer cette nettet&#233; de pens&#233;e; peut-&#234;tre est-ce cette longue journ&#233;e de pluie, et l'air humide; peut-&#234;tre est-ce la certitude de cette carte que tu tiens en main&#160;&#8211; ou bien le livre, que tu soup&#232;ses encore; il s'intitule &#171;&#160;degr&#233;s&#160;&#187;. &lt;br/&gt; parvenu dans cette ville que tu voulais voir, tu as choisi un h&#244;tel et pos&#233; sur le bureau le cahier o&#249; depuis plusieurs jours d&#233;j&#224; tu tentais de tenir le comput de ces &#233;v&#233;nements r&#233;calcitrants et qui continuaient &#224; t'&#233;chapper sans raison apparente. tu t'&#233;tais souvenu, alors que le train arrivait en gare de D., que cette envie soudaine d'&#233;crire t'&#233;tait d&#233;j&#224; venue, lors d'&#233;v&#233;nements non similaires mais pourtant nou&#233;s &#224; ceux-ci de mani&#232;re analogique; lorsque tu en parleras, tu diras avec plus d'aisance : de mani&#232;re symbolique. &lt;br/&gt; ainsi, ce r&#233;cit que tu as commenc&#233; le 6 avril, alors que tu commences &#224; pr&#233;parer ton d&#233;part, t'a oblig&#233; &#224; un long retour vers les premiers balbutiements de cet &#233;v&#233;nement qui t'occupe; tu trouvas &#233;trange, dans ce train qui file en avant, d'&#233;crire ainsi &#224; contre-courant &#8211;&#160;mais la complexit&#233; de ce voyage commen&#231;ait aussi &#224; t'&#234;tre famili&#232;re. &lt;br/&gt; Le 23 octobre, tu comprendras enfin, en d&#233;crivant la journ&#233;e du 15 juin &#8211;&#160;une belle journ&#233;e ensoleill&#233;e o&#249;, parce que tu avais oubli&#233; la carte, tu t'&#233;tais perdu dans la ville, te heurtant sous le coup d'une r&#233;currence ent&#234;t&#233;e &#224; la m&#234;me place, devant la m&#234;me &#233;glise indubitable, monumentale &#8211;&#160;que ce r&#233;cit invraisemblable ne saurait s'achever. &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; pour joachim s&#233;n&#233; lisant butor, &lt;em&gt;les vases communicants&lt;/em&gt;. &lt;br/&gt; &lt;/p&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;center&gt;*&lt;/center&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;p&gt;Vous venez de lire un texte de &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/profile.php?id=100002106997819&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Carine Perals-Pujol&lt;/a&gt;, qui me fait le plaisir &lt;a href=&quot;http://globallitteratur.wordpress.com/2011/06/02/rendez-vous-sur-la-place-joachim-sene/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;d'&#233;changer&lt;/a&gt; en ce jour de &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants,&lt;/a&gt; avec son &#233;trange (?) blog &lt;a href=&quot;http://globallitteratur.wordpress.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Globalitterature&lt;/a&gt;, sans doute plus que borg&#233;sien (moi qui conna&#238;t si peu cette litt&#233;rature d'Am&#233;rique, d'Am&#233;rique du Sud, du Portugal, d'Espagne,&#8230;). Et, donc, son superbe texte, que j'ai le plaisir d'accueillir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bient&#244;t les Prudhommes #3, par Guillaume Vissac</title>
		<link>http://www.joachimsene.fr/txt/vases-communicants/article/bientot-les-prudhommes-3-par</link>
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		<dc:subject>en cours</dc:subject>
		<dc:subject>libert&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>

		<description>En ce jour de Vases Communicants, j'accueille un texte de Guillaume Vissac, qui est &#224; lire chez Publie.Net et aussi sur son site o&#249; il accueille aujourd'hui un extrait du journal &#233;clat&#233;. Le texte qui suit est extrait de Comment m&#226;cher sa propre cravate ?, &#171; travail &#187; en cours. &#201;pisode pr&#233;c&#233;dent publi&#233; sur Oeuvres ouvertes. * J'ai not&#233; l'heure : 2h54, le matin du matin. Celui d&#233;j&#224; fameux, tellement anticip&#233; o&#249; l'on nous apprendra qu'on est vir&#233;, tous autant qu'on puisse &#234;tre, ce sera, cette fois, officiel. (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/liberte" rel="tag"&gt;libert&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce jour de &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2011/04/mai-2011-g-rp-httplasuitesouspeu.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants&lt;/a&gt;, j'accueille un texte de &lt;a href=&quot;http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?page=sommaire&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Guillaume Vissac&lt;/a&gt;, qui est &#224; &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/fr/list/auteur-19817-guillaume-vissac/page/1/date&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lire chez Publie.Net&lt;/a&gt; et aussi sur son site o&#249; il accueille aujourd'hui un &lt;a href=&quot;http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?article991&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;extrait du journal &#233;clat&#233;&lt;/a&gt;. Le texte qui suit est extrait de &lt;a href=&quot;http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?mot265&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Comment m&#226;cher sa propre cravate ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#171; travail &#187; en cours. &#201;pisode pr&#233;c&#233;dent publi&#233; sur &lt;a href=&quot;http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article897&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Oeuvres ouvertes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;center&gt;*&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_112 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.joachimsene.fr/txt/local/cache-vignettes/L432xH324/vaseco-gv-zattack-fd419.jpg' width='432' height='324' alt=&quot;&quot; style='height:324px;width:432px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai not&#233; l'heure : 2h54, le matin du matin. Celui d&#233;j&#224; fameux, tellement anticip&#233; o&#249; l'on nous apprendra qu'on est vir&#233;, tous autant qu'on puisse &#234;tre, ce sera, cette fois, officiel. On sait depuis lundi que le PDG d&#233;j&#224; pass&#233; &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2455&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;la semaine d'avant&lt;/a&gt; pour faussoyer deux mecs sans aucun &#233;tat d'&#226;me reviendra ce vendredi (et c'est maintenant d&#233;j&#224;). On a &lt;a href=&quot;http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article897&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;v&#233;cu&lt;/a&gt;, on a boss&#233;, on a su&#233; sous le poids du compte &#224; rebours, de cet ultimatum. Et, bien s&#251;r, 2h54, je dors pas, transpire, juillet farfouille depuis des heures dessous ma peau pour y trouver Dieu sait quel faux liquide. J'attraperais bien une clope pour occuper toutes mes phalanges, tous mes poumons et toute ma voix sauf que voil&#224; je fume m&#234;me pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le PDG br&#251;le les &#233;tapes, il a voulu nous remplacer &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; de nous virer officiellement, le tout bien s&#251;r sans rien nous dire (sauf qu'on le sait). Il a d&#233;j&#224; r&#233;attribu&#233; la plupart de nos t&#226;ches &#224; quelques uns de ses propres mecs sortis de nulle part qui font m&#234;me pas partie de la boite, on croit r&#234;ver. Voil&#224; pourquoi le Coach r&#233;p&#232;te qu'il est tar&#233;, qu'il fait n'importe quoi. Lui, le PDG taille Playmobil de sa boite en plastique, il n'arr&#234;te pas de r&#233;p&#233;ter qu'il n'a pas le choix et qu'avec lui faut pas moufter. Mais &#231;a non plus on n'est pas vraiment cens&#233; le savoir (pourtant on le sait, car on sait tout).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2h54, je me demande quel T-Shirt je pourrais bien me coller au ventre et aux &#233;paules une fois demain venu, c'est &#224; dire aujourd'hui. Et j'h&#233;site. J'h&#233;site entre le &lt;a href=&quot;http://www.topatoco.com/merchant.mvc?Screen=PROD&amp;Store_Code=TO&amp;Product_Code=ASW-TERRIFIED-SHIRT&amp;Category_Code=ASW&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;noir&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;I'd rather die terrified than live forever&lt;/i&gt;), le &lt;a href=&quot;http://www.topatoco.com/merchant.mvc?Screen=PROD&amp;Store_Code=TO&amp;Product_Code=ASW-PANDA&amp;Category_Code=ASW&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;jaune&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Everything will probably not be ok&lt;/i&gt;) et le &lt;a href=&quot;http://www.topatoco.com/merchant.mvc?Screen=PROD&amp;Store_Code=TO&amp;Product_Code=ASW-ZOMBIE&amp;Category_Code=ASW&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;noir&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;During a zombie attack please follow me&lt;/i&gt;). Voil&#224; &#224; quoi se r&#233;sume ma maigre part de contestation. Car, oui, tout est politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Coach tout &#224; l'heure (enfin hier, je m'y fais pas) nous a articul&#233; la chose suivante : demain faudra chialer. Il a dit : on est pauvre, on a des gosses, on est &#224; la rue. Parlant du PDG, il a dit : demain il sera insupportable (et il a r&#233;p&#233;t&#233;) insupportable, je le pense vraiment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2h54, je me demande quelle chanson &#233;couter, la derni&#232;re, avant d'arriver au bureau, matin, celle qu'on &#233;coute et qu'on pr&#233;voit pour qu'elle s'imprime dans l'arri&#232;re-t&#234;te toute la journ&#233;e durant. Je prends Bowie par coeur. J'h&#233;site entre &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=YWGvoRFCaj8&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Motel&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (&#171; and it's lights up boys &#187;), &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=ILRA9SzPIkA&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Hallo Spaceboy&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (&#171; this chaos is killing me &#187;) et je me demande : est-ce que &#231;a c'est politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Demain, plus tard, c'est d&#233;j&#224; aujourd'hui. J'anticipe pour le sport et pour faire tournoyer ma t&#234;te la journ&#233;e qui s'appr&#234;te &#224; d&#233;valer sous mes pieds &#224; partir de bient&#244;t (le compte &#224; rebours, toujours ancr&#233; en moi, cr&#233;pite sous l'&#233;piderme). D'abord faudra ouvrir la porte du bureau, fermer la porte, faire semblant d'encore y &#234;tre et m&#234;me ne pas savoir, non ne jamais savoir, puisqu'officiellement c'est juste un jour comme n'importe quel autre alors bosser tout simplement, et puis baisser la t&#234;te, serrer sa main, lever la t&#234;te, assister &#224; la r&#233;union g&#233;n&#233;rale, faire ah bon, faire ah oui, dire comment ?, et merde alors, mimer sur nos visages assez blas&#233;s la surprise malgr&#233; tout, puis assister &#224; l'entretien en t&#234;te &#224; t&#234;te, faire genre je suis un peu abasourdi en fait, faut que je me renseigne, je sais pas trop, je suis sous le choc faut dire, voil&#224; pourquoi. Le Coach hier a dit : faudrait juste pouvoir lui planter une fourchette dans le derche. Il a dit : la loi fran&#231;aise devrait bien pr&#233;voir &#231;a, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2h54, je me suis relu. Il y a &#224; peine quelques douzaines d'heures (c'est &#224; dire mardi) j'ai gribouill&#233; en bas du carnet de notes, avant l'entr&#233;e d&#233;di&#233;e au jour suivant, la phrase : &#171; au pire &#233;crire un truc semi-fictif qui s'appellerait Prudhommes ? &#187;. Au pire. Je d&#233;cale le curseur pour effacer au bout de la phrase le point d'interrogation et contr&#244;le S je l'enregistre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_113 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.joachimsene.fr/txt/local/cache-vignettes/L432xH305/vaseco-gv-zattack-dt-86e8a.jpg' width='432' height='305' alt=&quot;&quot; style='height:305px;width:432px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Petits nuages blancs sur fond bleu, par Marc Pautrel</title>
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		<description>La nuit durera toujours, il n'y aura pas d'aube, ni demain, ni dans un mois ou dans un an. Vous vivez dans un autre monde, allong&#233; et debout, dormant et courant en m&#234;me temps, vous &#234;tes pass&#233; de l'autre c&#244;t&#233;, c'est le r&#234;ve absolu et permanent, le jour ne se l&#232;vera plus jamais. Le jour ne se l&#232;vera plus jamais parce qu'il est d&#233;j&#224; l&#224; : le ciel est un vrai ciel complexe, un de ces ciels curieux du Nord, de Belgique, de Hollande, travers&#233; sans cesse par de petits nuages blancs et ronds, pouss&#233;s sur le bleu par (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nuit durera toujours, il n'y aura pas d'aube, ni demain, ni dans un mois ou dans un an. Vous vivez dans un autre monde, allong&#233; et debout, dormant et courant en m&#234;me temps, vous &#234;tes pass&#233; de l'autre c&#244;t&#233;, c'est le r&#234;ve absolu et permanent, le jour ne se l&#232;vera plus jamais. Le jour ne se l&#232;vera plus jamais parce qu'il est d&#233;j&#224; l&#224; : le ciel est un vrai ciel complexe, un de ces ciels curieux du Nord, de Belgique, de Hollande, travers&#233; sans cesse par de petits nuages blancs et ronds, pouss&#233;s sur le bleu par le vent comme des moutons courant en d&#233;sordre sur la plaine. Pas de soleil, pas de lumi&#232;re, seulement le blanc et le bleu. Partout au-dessous, en tout point de la terre, c'est la nuit. Le ciel est un ciel lumineux de printemps mais la terre est une immense mer obscure, plus opaque que de l'encre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur cette terre dor&#233;navant offerte &#224; la nuit, il y a votre maison, grande, confortable, majestueuse, une belle b&#226;tisse bourgeoise. Elle comporte une petite tourelle, un &#233;tage, une dizaine de pi&#232;ces au moins. Ses volets sont ferm&#233;s puisque c'est la nuit, mais pas tous puisque vous &#234;tes l&#224;, et on voit la lumi&#232;re allum&#233;e aux deux fen&#234;tres de l'&#233;tage. La grande maison est construite en ville, un lampadaire municipal est lui aussi allum&#233;, car c'est la nuit pour tout le monde, la nuit pour toute la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre le ciel et la terre il y a les arbres, de beaux arbres, immenses, tr&#232;s feuillus, le printemps a &#233;t&#233; g&#233;n&#233;reux. Le plus grand des arbres est plant&#233; sur la place devant la maison, c'est une sorte de peuplier, longiligne, tr&#232;s haut, sa taille est le double de celle de la b&#226;tisse, il cache en partie les nuages &#224; la vue, il empi&#232;te sur le ciel. Son feuillage est la plus rassurante des ombres et m&#234;me le ciel l'aime, sans arbres le ciel ne serait rien, leur cime sait comment caresser les nuages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;html&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit donc d'un des plus c&#233;l&#232;bres tableaux du monde, &lt;i&gt;L'Empire des lumi&#232;res&lt;/i&gt;, de Ren&#233; Magritte. On peut consid&#233;rer cette toile comme l'expression la plus forte de l'&#339;uvre du peintre belge. Des milliers de personnes l'admirent chaque minute dans le monde, en reproduction sur des posters, dans des livres, sur des &#233;crans d'ordinateur, ou de mani&#232;re exceptionnelle, en face-&#224;-face dans un mus&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui frappe en premier, c'est la beaut&#233; du ciel, ces petits nuages blancs sur fond bleu, composition classique qui rappelle les toiles de la Renaissance. On pense &#224; ces portraits peints par Giovanni Bellini dans lesquels la t&#234;te se d&#233;tache sur un fond de ciel bleu &#224; nuages. L'ombre chinoise du grand arbre central met le ciel en valeur et c'est ensuite seulement qu'apparait l'illogisme de la sc&#232;ne : c'est la nuit, la maison aux fen&#234;tres allum&#233;es, la place avec son lampadaire lui aussi allum&#233;, les arbres obscurs qui surplombent le toit, tout est plong&#233; dans la nuit, tout sauf le ciel &#233;clair&#233; par un soleil exclusif. Il y a un ciel magnifique de printemps, lumineux et enthousiasmant, et il y a en m&#234;me temps un quartier citadin plong&#233; dans une nuit &#233;paisse et myst&#233;rieuse. Il y a l'espoir et la menace, la joie et l'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Magritte a travaill&#233; toute sa vie sur cette sc&#232;ne, au point que le catalogue raisonn&#233; de son &#339;uvre recense dix-sept peintures &#224; l'huile et dix gouaches portant comme titre L'Empire des Lumi&#232;res et r&#233;alis&#233;es entre 1949 et 1964-1965. Trois tableaux sont visibles publiquement : l'un &#224; Bruxelles aux Mus&#233;es royaux des Beaux-Arts de Belgique, l'autre au MOMA de New York, le troisi&#232;me &#224; la Peggy Guggenheim Collection de Venise. Cette derni&#232;re version, peinte en 1953-1954, est peut-&#234;tre la plus puissante. Le tableau est expos&#233; dans la premi&#232;re salle de l'ancien palais de Peggy Guggenheim transform&#233; en mus&#233;e, il y tr&#244;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;html&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me parfaitement &#233;clair&#233;e et examin&#233;e de tr&#232;s pr&#232;s, la toile garde encore des secrets, cach&#233;s dans ses t&#233;n&#232;bres. L'&#233;paisseur de la nuit picturale est ici saisissante : Magritte a peint tous les d&#233;tails mais ils sont dissimul&#233;s, noir pr&#233;cipit&#233; dans le noir. C'est un exceptionnel exercice et une grande le&#231;on de technique que la peinture donne ici &#224; la litt&#233;rature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'examen, on est d'abord frapp&#233; par le caract&#232;re squelettique du lampadaire, sorte d'homme d&#233;charn&#233;, &#233;pouvantail amput&#233; des deux bras, et imm&#233;diatement apr&#232;s, on remarque l'hyperr&#233;alisme des nuages. Les deux fen&#234;tres sont allum&#233;es et teint&#233;es d'une couleur marron clair, ce qui signifie que la lumi&#232;re de la pi&#232;ce est indirecte et intimiste, et que se cachent derri&#232;re les murs des gestes qui ne regardent personne. Le trac&#233; du grand arbre est d'une extr&#234;me pr&#233;cision, ses feuilles sont nettes, d&#233;tach&#233;es sur le ciel. On note aussi la complexit&#233; des d&#233;tails des petits arbres du c&#244;t&#233;. Dans l'angle droit, au premier plan, sur la place devant la maison, dans l'obscurit&#233; se cache un parall&#233;l&#233;pip&#232;de gris, sorte de bo&#238;te myst&#233;rieuse hautement surr&#233;aliste : quelque chose y a &#233;t&#233; enferm&#233;, oserez-vous devenir Pandore, semble demander Magritte au spectateur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus curieux et plus difficile encore &#224; distinguer, sur la gauche, au premier plan, est dissimul&#233; un gros rocher : voil&#224; sans doute ce qu'on appelle un cailloux dans le jardin. Enfin, sur le c&#244;t&#233; de la maison, on distingue un portail fondu dans la nuit. Cette grille, scell&#233;e entre deux piliers couronn&#233;s chacun d'une sph&#232;re, est la seule porte visible pour entrer et sortir de la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;html&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bonheur et le malheur se livrent une guerre ancestrale, permanente et sans merci. Il fera encore nuit sur la terre et encore jour dans le ciel. N'&#233;teignez jamais la lumi&#232;re, celle des fen&#234;tres, celle du lampadaire, ou bien l'obscurit&#233; sera totale et ne resteront que les arbres et le ciel. N'&#233;teignez jamais la lumi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;html&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;html&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;&lt;br/&gt;&lt;html&gt;
&lt;p&gt;&lt;html&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;&lt;html&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous venez de lire un texte de &lt;a href=&quot;http://blog.marcpautrel.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Marc Pautrel&lt;/a&gt; qui me fait la joie d'accueillir un texte de mon Journal &#233;clat&#233; &lt;a href=&quot;http://blog.marcpautrel.com/post/2011/04/01/Il-n-y&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;sur son blog&lt;/a&gt;. Vous lirez &lt;a href=&quot;http://marc.pautrel.free.fr/livres.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ses livres&lt;/a&gt; et aussi, tous les jours en ligne, &lt;a href=&quot;http://carnet.marcpautrel.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;son Carnet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pouvez continuer &#224; lire les &lt;a href=&quot;http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2011/03/avril-2011-sandra-hinege-httpruelles.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants de ce vendredi 1er avril 2011&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La voix, par Anna Vittet</title>
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		<description>Haydigan' buta contre un os. D&#233;sert soudain vertical, une colonne d'os contre son propre corps, Haydigan' l&#232;ve les yeux : os sur os superpos&#233;, blancheur verticale, des sables aux nuages. Haydigan' se souvint qu'enfant on lui avait cont&#233; l'histoire de cette fille &#224; la voix p&#226;le. On connaissait sa voix, on ignorait son visage. Prisonni&#232;re au haut d'une tour, seul son chant s'&#233;chappait. Haydigan' se souvint. Haydigan' chanta. &#192; son chant, alors, se m&#234;la un autre chant. Un baiser sur son front et Haydigan' (...)

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&lt;a href="http://www.joachimsene.fr/txt/mot/conte" rel="tag"&gt;conte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Haydigan' buta contre un os. D&#233;sert soudain vertical, une colonne d'os contre son propre corps, Haydigan' l&#232;ve les yeux : os sur os superpos&#233;, blancheur verticale, des sables aux nuages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' se souvint qu'enfant on lui avait cont&#233; l'histoire de cette fille &#224; la voix p&#226;le. On connaissait sa voix, on ignorait son visage. Prisonni&#232;re au haut d'une tour, seul son chant s'&#233;chappait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' se souvint. Haydigan' chanta.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; son chant, alors, se m&#234;la un autre chant. Un baiser sur son front et Haydigan' devint fou, voulu grimper, gravir, contre les os brisa ongles, doigts, bras, tomba, tomba, et chaque chute l'&#233;lan&#231;ait dans une fureur nouvelle, violente. Haydigan' s'endormit, ou peut-&#234;tre s'&#233;vanouit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' s'&#233;veilla &#224; la voix de l'aim&#233;e. Haydigan' devint patient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' patient, depuis enfant entendait ce chant et ne marchait-il pas depuis lors vers ce m&#234;me chant, pour quelle tour d'os la croissance de ses propres os sinon pour celle-ci ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' patient, dans un d&#233;sert planta la graine d'un figuier aux longues branches, qui dans dix ans, trente ans, mille ans peut-&#234;tre d&#233;passerait la tour et d&#233;poserait celui qui y grimperait &#224; la fen&#234;tre de la voix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' impatient apprit mille langues dans l'espoir qu'une langue p&#251;t chanter son amour &#224; celle qui chante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Haydigan' patient enfanta, son enfant enfanta, et chaque enfant enfantait : un homme sera l&#224; le jour o&#249; le figuier grimpera jusqu'&#224; la femme qui l&#224;-haut chante, et l'on entend des larmes sonner d'os en os jusqu'au sable &#233;touff&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'impatience d'Haydigan' coulait dans toutes les veines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'enfant en enfant, de branche en branche, le chant coulait, l'attente coulait. Haydigan' &#233;tait mort depuis cent ans d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;sert se peuplait de tant et tant de voix qu'elles se percutaient, se m&#234;laient, et la rumeur semblait &#233;loigner plus encore le chant blanc de la femme roulant des larmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallait d&#233;sormais grimper sur les plus hautes branches du figuier pour entendre la voix qui chante, et dans le chant encore on entendait tant les voix du monde que Sagan' pensait parfois que le chant n'&#233;tait que ces voix coul&#233;es dans une m&#234;me larme, une m&#234;me gorge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde de ses &#233;chos frappait sa thoracique cage et pour ne pas imploser il chantait lui aussi, et pleurait les nuits de grand vent, quand le sable se m&#234;lait aux notes claires puis gutturales des &#233;toiles et des l&#232;vres entrouvertes. Ces nuits hurlantes o&#249; les voix se perdaient, et l'on se croyait si seul qu'on laissait se m&#234;ler notre souffle au vent dans la crainte et l'espoir de le perdre &#224; jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sagan' chantait parfois les voix des hommes et Isanaatcha' les entendait de plus en plus souvent dans ce chant singulier. Les voix alors, claires, violentes, sans buter contre les os, montaient droit &#224; sa bouche. Les larmes d'Isanaatcha' d&#232;s lors coul&#232;rent sans r&#233;pit et dans chaque larme un chant silencieux s'&#233;crasait sans que quiconque l'entend&#238;t. On n'entendait que le chant d'Isanaatcha' qui faisait grimper les hommes et pousser les figuiers. On avait faim de ce chant et l'on croyait vouloir sauver la bouche qui se perdait d'ainsi tomber en lambeaux de chant quand au bord de soi on ne voulait que d&#233;vorer cette bouche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isanaatcha' voyait les figuiers cro&#238;tre de d&#233;sir et elle-m&#234;me croissait en beaut&#233;, on n'aurait pu dire des deux quelle croissance pr&#233;c&#233;dait. Isanaatcha' voyait les hommes grandir sans savoir qu'ils grandissaient pour elle. Elle &#233;tait trop prisonni&#232;re de son ossature et les mots des hommes ne montaient pas si haut. Seule la rumeur, l&#233;g&#232;re, pouvait voler jusqu'&#224; elle : alors, la recueillant au bord des l&#232;vres, Isanaatcha' la faisait chanter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isanaatcha', cependant, entendait aussi une voix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isanaatcha' jetait son corps contre les os pour que s'&#233;branle et s'effondre la tour et tomber, morte peut-&#234;tre, dans les bras de celui qu'elle appelait Sagan' et tremblait de tant aimer tout autant que de ne plus aimer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, Isanaatcha' ne parvint plus &#224; d&#233;m&#234;ler des rumeurs la voix de Sagan'. Elle ne chanta plus. Ses cheveux arrach&#233;s par poign&#233;es tiss&#232;rent une dense toile et immobilis&#232;rent son corps. Son regard, cependant, d&#233;sirait encore. Ses l&#232;vres, muettes, esp&#233;raient encore. Elle &#233;tait belle &#224; mourir. Belle et morte peut-&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sagan' entendit-il son cri ? Il monta dans les branches du figuier et, de mois en mois, de branche en branche, il parvint au regard d'une femme qui l&#224;-haut l'attendait l'attendait quand elle le vit si haut tant pr&#232;s d'elle elle rompit la toile, rompit les os, se pr&#233;cipita dans le silence.&lt;/p&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;center&gt;*&lt;/center&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;p&gt;Ce mois-ci pour les &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150110000155854&amp;id=756154196&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Vases Communicants&lt;/a&gt; j'ai le plaisir d'accueillir un texte d'&lt;a href=&quot;http://ecrivant.net/spip&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Anna Vittet&lt;/a&gt;, &#224; suivre &lt;a href=&quot;http://twitter.com/PeerGyntus&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;sur Twitter&lt;/a&gt;, et chez qui vous pourrez &lt;a href=&quot;http://ecrivant.net/spip/spip.php?article151&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;lire ma contribution&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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