lichen / attendre / laisser déposer / quelque chose d’autre à l’approche /
images miennes des lichens sur pierre : vallée de chevreuse / bord de mer / bord de routes / lichen de bord /
quelque chose vient sans dire son nom / attendre
lichen e-sketches en tentatives, rien todo, presque rien, laisser faire, presque muser / lichen je m’accroche / lichen je m’efface / lichen séné
mot lichen bouge aussi dans mot champignon / quelque part ça dit lichen : rencontre entre une algue et un champignon / je prends l’algue il serait le champignon /
il y a toujours une musique lichen mais pas encore d’identification / attendre
et soudain lichen s’immisca en un pot alphabétique :
à bien croquer dans e-txt, fabuleuses gorgées hors-sol inventaires joyeusetés kafkawelt lors manducations nuiteuses ou premiers questionnements, roule semenoir, toute urtiquée vers world xécriture y zamis
aristide bordait chaque dragon, espérait fort grande hibernation, instant juste kérosénique, lichens monstrueux nouaient ostensiblement planctons quinoas ribambelles sordides ; soudain tous unanimes virèrent wapitis, xylophénés yaks zapatiques
mais où lichen / celui qui s’avance masqué / lichen perdu / lichen frissonné ailleurs qu’en mémoire et repère / attendre / le laisser infuser / la musique qui rôde lichen sans dire son nom rythme à quatre temps, quatre syllabes, quatre notes / attendre encore
lichen nom d’une maladie ils disent aussi / savais pas / fait peur non /
cette beauté jaune, ces beautés de chevelure, cette beauté fragrance mousse de chêne, voilà les lichens que j’préfère et j’veux bien finir en champignon algué dans un terrain piétiné et rudéral en compagnie d’ombellifères, graminées et vivaces
et ce lichen caché qui frappe ces quatre syllabes en répétition lichen lichen / le temps a fait son oeuvre ouverte et offre dépliement / ce qui semblait secret se révèle comme papier photographique d’autrefois / le souvenir pâle prend contraste /
c’est le titre d’un txt / txt papier avec dessin caché par papier de soie / c’est un livre, un livre papier / c’est un texte au soleil / c’est un poète que je lis / c’est un poète que j’aime / du soleil / des petites rues / du soleil / ... lichen lichen d’antoine emaz / dans un rayon de ma bibliothèque, déjà un peu surannée, trouve le livre, le dessin sous papier de soie, c’est gravure d’anna mark, éditeur rehauts /
et sur la page blanche, voilà le soleil écrit de ma main crayon noir : l’isle-sur-sorgue
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Vous venez de lire un texte de Maryse Hache, dont l’aiguisé et mémoriel Abyssal Cabaret est paru chez Publie.Net. Ce lichen vient directement de Twitter, contrainte prise au vol, aussi hommage à la Science des Lichens.
Vous trouverez mon texte dans le Semenoir.
Car aujourd’hui, c’est le jour des Vases Communicants, les échanges du mois de février sont listés ici.


